Marie Ochka, artiste, feutrière. Tous droits réservés http://marieochka.fr/ "Quitte, en prenant la fuite, les injustices du sort si tu ne peux les supporter" Cicéron

samedi 23 mai 2015

La vie est étrange tout de même...

A chaque fois que je prends une décision (la même toujours depuis presque huit années, faut vraiment être une tête de pioche tout de même !), conclusion d'un choix peu facile à faire et souvent douloureux mais qui me parait être de plus en plus une évidence, la vie m'offre quelques miettes, pas assez nourricières, certes, mais qui pourraient m'aider à avancer encore un peu sur la route que j'empreinte depuis presque onze ans (ça aurait fait onze années en novembre de cette année)... Cette route était un chemin où j'étais à la fois femme et enfant, toute mêlée, toute emmêlée. J'écrivais des ouvrages où je cousais (ouille, aïe) à petits points serrés chacune des parties de mon être éclaté, avec ce désir fort de me rassembler et d'avancer cousue (mais en cachant les cicatrices : notre société est une société d'apparences, on ne peut pas vraiment y couper). J'ai passé des heures et des heures ces derniers mois à écrire un livre qui n'a pas subit ses dernières corrections. J'étais là, rassemblée, mais je savais déjà que ce livre serait posé entre deux étagères, ni adulte, ni jeunesse, or il n'avait pas le pouvoir de léviter mais j'avais le pouvoir d'éviter qu'il tombe en renonçant à ce projet... Ce n'est pas comme si, avec mon ancien nom, je n'avais pas essayé plusieurs fois... 
J'ai donc choisi de compartimenter, puisque nous vivons dans une société de cases et d'étiquettes, et d'essayer autrement. Alors bien sûr certains de mes personnages transpireront une forme de naïveté enfantine parfois... Je crois que je n'y couperai pas...
Alors bien sûr, je ne vais pas bâillonner cette petite fille au fond de moi, j'ai un projet que je construis pour elle, mais qui ne sera en rien ma priorité.
Par un long chemin dans les broussailles fait de retours en arrière, de tournages en boucles et en rond, j'ai fini par renouer mon cœur à mon cerveau, ma cervelle à mes tripes. Le vaste combat que se livraient Eros et Thanatos au fond de mon ventre est achevé, ils sont devenus copains comme cochons, un temps pour vivre "et la mort qui est tout au bout" (oh, punaise on dirait du Brel ! Mais c'en est ma parole (ben non, justement, sa parole), retour en arrière pour semer des guillemets). 

J'ai pris des décisions difficiles, très (j'ai même renoncé à mes petits blaireaux : la meilleure incarnation de la femme-enfant toute mêlée et emmêlée), mais j'ai décidé cette nuit, alors que la vie semblait éclairer ma décision sous l'aune du mauvais choix, qu'il n'y avait pas de retour possible... Pour une raison et une seule : cette femme-enfant mêlée et emmêlée est TROP sensible pour étaler ce qu'elle fait (et qu'elle finit par payer tôt ou tard par un lot de critiques déconstructives, paradoxe cuisant et douloureux). Sensible, je le serai toujours, j'aime ce défaut (car c'en est un dans une société où c'est la force de caractère qui prévaut), il fait partie de la quintessence de mon être... Voilà, en ce moment je me débarrasse de certaines de "mes vieilles habitudes, pas en les jetant pas la fenêtre, en leur faisant descendre l'escalier marche après marche" (Oh, punaise on dirait du Mark Twain ! mais c'en est ma parole (ben non, justement, sa parole), retour en arrière pour semer des guillemets).
Pourquoi avoir pris le parti de la femme et non de l'enfant ?
Ce n'est pas un parti pris, c'est une évidence. Ce dernier mois, je me suis sentie deux fois à ma place en société : à une expo où un cheval sculpté, mort, était entouré des corbeaux de Thomas le Plas, et au concert de MONSIEUR HFT. J'ai parcouru des livres jeunesse mais ils n'étaient plus assez nourriciers, j'ai GRAND faim, le contraire eut été étonnant vu mon parcours depuis ma mise à l'écriture... Mama Ochka danse désormais sur les ruines d'un vieux dictionnaire... 
Je cultive des haïkus, de petite proses courtes, je ne peux pas vivre tout à fait sans mots... Et ceux des autres ne me suffisent pas toujours, même ceux de MONSIEUR HFT, eh non !


La seule trace de cette vie de femme-enfant que j'ai gardé pour mémoire, c'est ce petit loup gris mauve qui câline une fleur de chagrin, fleur d'esclavage arrosée de pleurs et de cris (le décalage entre petite fille et femme me saute aux yeux).


mardi 19 mai 2015

Et pour finir de soliloquer et de reprendre la route de la laine, voici donc ce que Emma Phore indique désormais comme direction.

J'ai abandonné le rêve fou de créer un petit fatras bienveillant où se réfugier pour oublier le grand fracas de la réalité, le bruit du monde grondait trop fort... A la place, je suis plongée jusqu'au cou, voire aux orteils dans vos mythes, légendes, croyances et superstitions pour offrir à quelques trucs jugées à l'emporte-pièce et condamnés trop fort à mon goût, un peu de consolation. Quelques âmes sensibles et mises à l'écart y trouveront peut-être leur conte, les autres, au fond, ça n'a jamais été pour eux que j'ouvrageais dans le creuset de mon atelier.
Maintenant il reste un site et juste un site qui sera mis à jour quand le chemin parcouru le nécessitera 
 http://marieochka.fr/

Photo de Fred Brossel
Corbeaux de Thomas le Plas

mercredi 13 mai 2015

Des nouvelles de mon ossature à moins que ce ne soit de mon cocon...

Je me suis longtemps sentie comme un éclaté de Beauchêne (en kit), pas homard ou crabe, non, plutôt hanneton, car il y a âne à l'oreille dedans, forcément donc... Qui plus est, gamine, j'étais un thon, laide à me faire tirer les cheveux.
Alors, j'ai rassemblé les morceaux et un âne-thon plus éclaté (mais qui s'éclate tout de même), ça donne une femme-araignée, voire des sœurs-siamoises, faut voir(e)... mais plutôt demain sur mon nouveau site (pour mon lainiversaire, 29 mois et ce n'est qu'un début !)...
Là, je me déplierai un peu plus que là (le cocon était trop petit, s'éclater à la Beauchêne dans un si petit endroit, oui, je sais, c'est un exploit ! ).


Bref, et en toujours pas clair : j'ai constaté le 4 mai (soyons précis au moins sur ce point) en Belgique, (ceci est important, mais que pour moi), que je ne m'appelais pas Pénélope Ulysse, mais bien Marie Ochka...
Je ne re-tricote donc plus les rangs que la vie et ses aléas me détricotent. Non, je fais autre chose, bien sûr toujours en me schootant à la lanoline et à l'imaginaire, c'est que je viens de pluton, ma survie sur terre en dépend !


samedi 2 mai 2015

En retard, en retard, en retard...

Mais j'ai une excellente excuse : j'ai fait ma morveuse toute la semaine (traduction : j'étais enrhumée). Du coup, au lieu de me mettre à wordpress toute cette semaine comme prévu, je commencerai plutôt (qui est en fait plus tard), ben demain, ça me parait être le bon jour pour une pseudo-informaticienne-euh-je-suis-bien-obligée-de-maîtriser-un temps-soit-peu-l'informatique du dimanche.
En tous cas, j'ai déjà fait ma valise pour le changement de blog-et-site ;)


Sinon, je ne pensais pas être un jour d'accord avec Proust, mais il faut avouer que : "le seul, le vrai , l'unique voyage c'est de changer de regard" est assez en adéquation avec ma façon de penser, de faire et entre parenthèses (ce que je peux voyager dites donc !).

Bonjour chez vous ! Et beau dimanche.

mardi 28 avril 2015

Avant goût de magie




Ma laine (philosophale) soigne les maux que me fiche la vie et le monde les jours où je le regarde alors que j'ai déchaussé mes lunettes roses (quelle idée, je vous jure ! Depuis le temps, je sais que ça crève les yeux, que c'est un truc que je ne peux pas faire)). Le symbole de la chose énoncée ? Mon sac de thérapeute, dit sac à malices ou encore sac d'alchimiste de pacotille, mais nous simplifierons les appellations (d'origines incontrôlées) en l'appelant Gaston (car il est sourd, en vrai, il déteste le téléphone, mais dire qu'il est sourd est plus simple et plus crédible, un sac avec des oreilles, invisibles de surcroit, sur terre… Bon nombre d'entre vous n'êtes pas encore tout à fait prêts)... C'est le compagnon de Zoé (ma valise que je ne montre pas ici, mais qui a un beau rôle dans la nouvelle que j'ai plié, emballé et pesé (elle roupille dans l'espace correctif transmutatique (un tiroir)). Nouvelle qui sera le point de départ superflu de tous les restes (car j'ai, parait-il, l'art de les accommoder, puisqu'on me reconnait ce talent autant l'utiliser, n'est-il pas ?). Nouvelle qui pourrait se résumer par "je viens de pluton, ceci explique cela". Résumé écrit à l'intention de ceux qui auraient la flemme de s'enquiller ma prose mais voudrait "suivre", comme si on pouvait suivre les pérégrinations de mon esprit !

Un exemplaire de la flore de pluton : deux cop(a)ins poilus (à ne pas confondre avec les coprins chevelus de votre planète, ça les vexe et vexer un cop(a)in poilu peut s'avérer très dangereux, alors deux, imaginez donc ! D'autant qu'ils vont toujours de paire voire de concert, à la petite musique de champignon au clair de pluton, si vous saviez, c'est merveilleux, mais vous ne savez pas. Oui, je sais, je suis une petite veinarde, c'est comme ça.

Et enfin sur le carreau de la feutrière sorcière vaudou, de la petite laine gris mauve avant métamorphose... Bientôt il y aura là un exemplaire de la faune de pluton... avec un peu de chance, je vous montrerai tout ça (et d'avantage) sur mon nouveau blog...  Pour la nouvelle, je ne sais pas encore si elle sera estampillée d'un code je me barre (que l'ouvrage d'un artiste ne soit pas gratuit en fait fuir plus d'un) ou sera libre de consultation mais pas de droit, j'ai aussi besoin de fric, certes, certes, mais en même temps, là-tout-de-suite-maintenant, créer ma maison d'édition, c'est un peu prématuré... Vous condamner à trois, six ou neuf mois de non-partage un brin (mais pas de laine) cruel (la laine n'est jamais cruelle ! Ah, ça non !). Dilemme ou dit laine (oui la laine me dit des choses, sur pluton ça se fait)... Ce sera : soit j'ouvre mon atelier aux portes ouvertes, soit j'ouvre mon grimoire à histoires sur mon site... Décision prise le 15 mai, car, oui, j'ai besoin de donner mais aussi de recevoir, me retrouver à sec à mendier des commentaires comme il y a quelque mois, ça suffire ! Bref, ça se précise toujours dans le brouillard (c'est là que, sur pluton, on y voit mieux ;) ) !

dimanche 26 avril 2015

La Marie se sent de plus en plus apte à soumette à la réponse ceux qui la soumettrait à la question


Sur l'air de Carmen : (petite inquisition espagnole prend garde à toi) "la question est enfant de problème qui n'a jamais, jamais connu de..."

Pourquoi Marie Ochka ? 
Bon, j'avoue, si j'avais été chanteur de groupe de hard rock, je me serais appelée HieronymusVan Aken, mais comme je suis feutrière, j'ai choisi Marie Ochka.


Pourquoi la laine de mouton ? 
Parce que les mammouths ont disparu, évidemment, pour quelle autre raison ? (rires).

Pourquoi êtes vous fan de Thiéfaine ?
Déjà, avant de vous répondre, je vais un peu chipoter sur le vocabulaire, je ne sais pas ce que vous entendez par "fan", mais à mon sens, qui n'est toujours pas le sens commun, je ne suis pas assez intrusive pour être fan de qui que ce soit, mais bon passons.
Oui, j'ai un profond respect et une haute admiration pour l’œuvre de cet homme-là, c'est comme ça. Je lui suis aussi très reconnaissante, car je ne sais quel rôle précis ont joué certaines de ses chansons dans ma vie, je ne sais par quels chemins elles voyagent dans mon crâne jadis contaminé par d'insidieux poisons, ni pourquoi, lorsque je l'écoute, je ne tangue plus sur les sables mouvants sur lesquels je suis visiblement bâtie, mais ce que je sais, c'est que je NE VEUX PAS le savoir. Pour moi, son œuvre vit. Disséquer ses chansons serait comme les réduire à l'état de peaux mortes et je ne me sens pas l'âme de les zigouiller pour trouver une réponse. Non, je n'exagère pas : j'ai fait des études plus ou moins littéraires, et force est de constater que, pour cette raison, sur mes étagères gisent comme des tombes certains des livres que j'ai trop analysés et disséqués. En réalité (et je préfère l'imaginaire), je pourrais vous donner mille raisons que je pressens, que je devine, mais je n'en donnerai qu'une seule : demandez-vous, vous qui voulez tout comprendre, combien, parmi les artistes dont vous fréquentez l'oeuvre, auraient vraiment eu droit de cité sans l'aide des médias ? Cet homme-là n'a pas un public de bovins qui attendaient sagement que les autorités incompétentes disent la messe pour faire carrière. Il a trouvé son public avec courage, à grands coups de talent. A petits coups d'aiguilles, il a brodé comme personne un univers qui lui est propre, car MONSIEUR Thiéfaine ne peut être remplacé par personne d'autre, il est unique à chanter au milieu des troupeaux. 


Vous dites souvent que vous venez de pluton, pourquoi ? 
Mais parce que je viens VRAIMENT de pluton (rires) !


Voilà un moment que vous travaillez à une œuvre qui ne semble pas vouloir pointer le bout de son nez, il n'y aurait pas un peu de procrastination la-dessous ?
(rires). Oui, ça me fait toujours rire lorsqu'on me traite de faignasse. 
Je sais, c'est bizarre pour bon nombre de terriens qui remplissent leur temps libre comme si c'était une oie au bord de l'apoplexie (Ont-ils peur de rester seuls avec leur cervelle ? Oui, des fois je m'interroge aussi, mais de moins en moins, à chacun ses raisons après tout, j'aime à prendre mon temps pour caresser mes douces chimères), je sais donc que c'est bizarre de prendre son temps, tout son temps, mais je jardine mon œuvre. Quand elle sera mûre, je la cueillerai et je ne peux pas aller plus vite que le rythme des saisons (plutoniennes, ça va de soi (rires)).

N'est-ce pas une forme de lâcheté que de cultiver l'imaginaire plutôt que de faire quelque chose de plus concret et palpable dans la réalité ?
Tant qu'il y aura des gens pour croire que l'imaginaire est inutile, je continuerai à le jardiner. Rien n'a été plus utile dans ma vie que l'imaginaire. Si je suis debout aujourd'hui, relativement gaie et enthousiaste, malgré les questions cons qu'on peut me poser parfois et les aléas de la vie, c'est grâce à l'imaginaire, mais pour lui, c'est comme pour les chansons de Thiéfaine : le disséquer avec le scalpel de mon esprit reviendrait à le laisser à l'état de peau morte, or c'est mon souffle de vie. Ma vie m'est devenue précieuse, je ne vais donc pas porter atteinte à mon entité vitale, j'ai autre chose à faire de plus futile et donc de plus important.

vendredi 24 avril 2015

Oracle ! Oh espoir !

Mama Ochka entrera dans sa grande (à son échelle, hein ?) transe du printemps tout à l'heure... Oui, je prédis l'avenir mais moins bien que le grand désaccordeur de piano, oracle plutonien intermittent du spectacle interstellaire qui préside aux représentations illuminées, voire lumineuses, de vos nuits étoilées (il chante faux mais prédit juste, c'était important de le souligner). J'ai consulté le bonhomme hier, ce sont les préliminaires nécessaires avant l'entrée dans la grande transe, ce sera la première transe de printemps de ma vie de j'essaye-de m'assimiler-terrienne. D'ordinaire, je fais ça à l'automne, mais cette année, j'ai décidé qu'il en serait autrement !


Ce que m'a dit l'oracle ? Mais je vous trouve bien indiscret ce matin ! Bon, je vous préviens (si vous sentez comme un léger dédoublement de personnalité, c'est normal car, comme le dit l'adage, un homme (et les femmes sont des hommes comme les autres, mais si , mais si !) prévenu en vaut deux), comme tous les plutoniens, il a un petit côté sphinx, alors n'allez pas mal interpréter les choses sinon il vous privera d'étoiles (dans les mirettes). Oh, ce n'est pas qu'il soit susceptible, il n'aime pas qu'on l'interprète à mauvais escient, les gens qui croient avoir la science infuse l'horripilent et le poil, sur pluton, c'est sacré !
Alors, alors, il m'a dit ceci :
- Lorsque vous aurez atteint la quarantaine, vous quitterez la quarantaine.
- Ah, ben quand même, ai-je répondu.
Il a souri, à moins qu'il n'ait sorti une souris bleue de sa poche orange-dedans-mais-pas-dehors, je n'ai pas bien vu, par contre, je l'ai cru sur parole, vu que ça me paraissait de cette parfaite logique absurde dont est forgée ma vie de plutonienne en exil sur cette terre. 

Bon, je file réviser un peu, j'ai un genre de rendez-vous avec le grand prêtre exorciste tout à l'heure et je sens que le temps va filer à toute allure, ce seront les prémisses de mon entrée en transe, car c'est par là que ça commencera ! Foie de lotte au petit pois (oui, un seul, sinon, c'est pas digeste le foie) ! Sur pluton, on dit plutôt : "foie de morue aux épinards" mais il semblerait que, pour les terriens, les épinards soient connotés de façon péjorative... Vous êtes quand même un tout petit peu bizarre, hein ? messieurs, dames les humains. Comment ça, c'est moi ? Pourtant, sur pluton, je suis fondue dans la masse (enfin dans le merlin car c'est toujours plus pratique pour fendre le bois voire la poire).

mercredi 22 avril 2015

Petit intermède musical silencieux !

Alors, ça aurait pu s'appeler : "en avant la musique", certes, certes, mais j'ai préféré combler un vide (affectif). Mon dictionnaire des expressions (qui est du genre sensible) était en manque d'un "grandir à coups de grosse caisse", voilà qui est réparé ;)


Mon dictionnaire des locutions est donc tout consolé et revigoré. Je file (de ce pas sautillant et guilleret) ajouter aux côtés de "avoir des jambes en coton", le fameux : "avoir des jambes en laine", ce qui est tout pareil mais en mieux, vu que c'est en laine, pardi !
J'ai cru que mon gringalet (adorable, n'est-il pas ? Pour un peu je pourrais en tomber zamoureuse, mais je suis pas d'humeur casse-gueule ce matin ) ne tiendrait jamais ferme sur ses guibolles mais comme j'ai de la suite dans les idées (comment ça, on dirait pas ?) et que je peux être plus tenace qu'un morpion, il a fini par tenir debout, mon sympathique et famélique va-nus-pieds !

vendredi 17 avril 2015

Je suis en retard, en retard, en retard...

Je suis en retard, en retard, en retard... mais parce que j'ai pris du temps pour poser, dans mon jardin, quelques jalons d'un projet pour l'été 2016, il y a des choses qui se cultivent en temps et en heure, sinon, il faut repousser de deux saisons, voire de quatre... 
Bref, je suis en retard, en retard, en retard et je ne peux encore rien dire et rien révéler, mais j'avance...
Je ne peux rien dire mais comme je vous ai déjà montré Joe la Mèche...


...je vous le remontre, mais si vous voulez savoir à qui, à quoi, à qu'est-ce (ah, ben, je cultive le mystère, oui, aussi en pleine terre) il tend son vers et ce qui, ce quoi, ce qu'est-ce que regarde cette limace poilue (on aura tout vu !) qui ne bave jamais sur rien ni sur personne, eh bien il faudra attendre, car pour l'instant, j'ai emprunté un livre qui cause de wordpress, c'est vous dire si je suis en chemin de faire mon nouveau site et si j'ai déjà décidé si oui ou non y'aura un blog !
Qui plus est encore en plus, comme je vais vers le foutraque de façon naturelle, il semble que j'aurais deux "histoires" (oui, la forme finale est encore imprécise) pour le prix d'une, ce qui va rallonger un peu la machinerie parce que choisir ouh, la, la ! Faut trier, détricoter, retricoter... Ah, la lenteur, ça pourrait être un luxe, mais en fait, c'est juste une anormalité... Je suis anormale (chouette !) sur bien des points, c'est comme ça ! Et ça, ça ne changera pas, ou alors pour encore plus pire, enfin mieux à mes yeux, mais si je regardais le monde comme tout le monde, je ne serais pas restée en extase devant les cloportes de mon tas de bois laissé dans un coin pour (oui, oui, pour) la décomposition, je suis pour la libération de l'humus dans les jardins ! Mais chut, je milite en secret, juste avec mon armée de cloportes, limaces et autres... La limace attire la grive, il faut le savoir et le chant de la grive musicale, ça vaut bien le sacrifice d'un dahlia ou de quelques salades. Non ? Eh si !
Mais revenons à nos moutons cochons :
Dans mon patois, les cloportes sont des "pourcheaux d'murs", entendez des "cochons de murs". Alors moi, un cochon qui fait le mur (déjà, ça m'ouvre un pan de rêveries) et lorsque je sais que, petit comme ça, il scie menu une bûche grande comme ça, je suis béate d'admiration, ça c'est ce qui s'appelle abattre du boulot, voire du bouleau ! Oui, je sais, un jour, un alpiniste est allé traîner ses guêtres sur un sommet qui n'avait jamais connu le pied de l'homme (qui a dû, en arrivant, pisser pour marquer son territoire, j'imagine) et c'est ça qu'il serait bon de regarder la bouche en "O" avec les yeux qui brillent mais bon, je préfère l'exploit du cloporte et le chant de la grive.