Marie Ochka, artiste, feutrière. Tous droits réservés http://marieochka.fr/ "Quitte, en prenant la fuite, les injustices du sort si tu ne peux les supporter" Cicéron

vendredi 3 juillet 2015

Les mauvaises raisons (avec l'aimable participation de Jacques, selon le principe "qui ne dit mot consent")

comme le blog c'est un peu "has been" et que le top du top serait plutôt d'aller sur instagram voire, j'ai oublié les noms où ils sentaient pas bon, je persiste et signe mais ailleurs, parce que comment dire, avec blogger, c'est la rupture bête et brutale.
J'ai mis du temps parce que je voulais un nom causant mais pas pour tout le monde et comme ma grand-mère n'était surtout pas du genre à vendre des courants d'air déguisés en coups de vents, le titre de mon nouveau blog est donc, en toute logique absurde :


Le style ? Indéfini, ça fait des mois que je ne comprends plus tout à fait ce que j'écris, mais je m'en fiche un peu...
Comprendre... ne fait plus partie de mes envies et donc de mes attributions. Pour une simple et mauvaise raison : j'aurais voulu comprendre l'autre, pas moi, et l'autre, qui sait seulement ce qu'il tait, ce qu'il cache, diamants ou charbon, qui peut savoir vraiment au fond ce que chacun fait de ses atomes carbone, du plomb de sa vie ? 

jeudi 2 juillet 2015

#aucoeurdunoyau

Je pensais relever un défi, genre : est-ce qu'en un trimestre calendaire (et non scolaire) je pouvais formater, fomenter, voire fermenter un projet qui se tienne...
Je n'avais pas perçu que je revenais au point d'origine (pourtant c'est différent) : le cœur de l'atome, qui est depuis toujours l'hybridation (l'atome ayant une structure lacunaire et, n'entendant rien à la physique quantique, je ne vous expliquerai pas pourquoi. Eh non ! Oui, je sais euh ! Bisque coco et aligot (depuis dix piges, je prends sciemment conscience que l'humanité ne quitte pas vraiment la cour de récré de la maternelle, eh non.). Par contre, au tout début, lorsque je voulais hybrider mon imaginaire à d'autres, consciente de ma structure lacunaire, je ne savais pas, je suis un genre de Mam Jourdain de la divination, sourire).
Un jour, je vous causerai peut-être de physique cantique (ah, le qucantique des qucantiques !) mais pas tout de suite.
Bon, je file à mes hybrides, sans vous dire à quelle acception du dictionnaire je me réfère.

Un jour, je causais chimère avec un type qui n'entendait que la première définition de mon dictionnaire, tandis que je m'exprimais en faisant référence à la seconde, ou si vous préférez, pour rester dans une logique atomique, quelques-unes de nos connexions synaptiques se sont hybridées en une conversation instable, voire radioactive, sourire.

Sur ce, je file jouer à la marelle. Ben y'a quoi de mieux à faire dans la cour de maternelle ?

Retour au point d'origine, des rêves, des illusions, des envies suicidaires et des désirs en moins, c'est de la Marie 100% allégée, dites donc, c'est du lourd ! Sourire

mardi 30 juin 2015

Le point estival

La feutrière sera en mode été, travail dans la pénombre, volets baissés, se relever la nuit à la fraîche et puis s'y remettre après la sieste...

J'ai fait le point sur mes possibles et mes projets :
Au texte et à quelques détails près, j'ai un projet jeunesse, feutré, mais je ne veux pas le sortir : exposer ma part enfantine sur la place publique avec mon allure de femme, c'est trop compliqué et surtout trop douloureux, il y a quelque chose qui ne va pas, quelque chose que je ne peux changer chez moi (quant à changer les autres, je ne me suis jamais crue capable d'accomplir pareil exploit et puis l'envie m'a toujours manquée, alors c'est dire...), je suis incapable d'expliquer de façon concluante et prégnante que si je produis jeunesse ma sensibilité est plus exposée, j'ai donc renoncé à l'expliquer, quant à demander à ce qu'on me préserve... Il m'a fallu du courage mais je me suis avouée vaincue, ma part d'enfant suit un mouvement lent de descente vers cet endroit intime et protégé de mon intériorité.


Je nourris un autre projet, adulte, un projet de longue haleine, un poil plus rock n roll, un projet étrange dont je ne mesure pas encore toute l'ampleur, mais je sens qu'il me faut lui laisser le temps de maturer à son rythme... ce qui me prendra encore une ou deux années ou plus encore, je ne sais... Je ne suis pas tout à fait devineresse... et plus je vieillis moins je sais de choses, tout est bien trop complexe pour une seule cervelle.



Et enfin un petit dernier qui unit la femme et l'enfant, j'ai noté sur mon carnet, entamé rien que pour l'été : du 27 juin au 30 septembre...
J'en connais une qui ne va pas chômer ! Sourire.
En ce moment, dans le flou de deux espaces : l'île de l'enfance et le continent de l'adulte, je vogue en trait d'union... 
Le thème s'est imposé de lui même et j'ai décidé de m'y atteler vaille que vaille... Mais chut, je vais faire des mystères et des secrets tout l'été !
Bonjour chez vous

vendredi 26 juin 2015

Avec l'aimable participation de Jérôme

J'ai demandé à MONSIEUR Van Aken si je pouvais faire une petite incursion dans son imaginaire (pour m'offrir un nouveau compagnon de travail), il n'a pas dit non et comme "qui ne dit mot consent", ma foi, voilà le résultat :


Il s'appelle Hieronymus van Corvus et a des pattes en dictionnaire et une langue plume (ballon), il fallait tout de même que rajoute mon grain de sel, sourire.

Sur ce, je file le rejoindre (oui, oui, encore à cette heure) : son perchoir est sur la table où se trouve mon carreau de feutrage, je m'y affaire à créer une chimère qui aura un air de cerf, je le feutre donc en écoutant un concerto pour hautbois, logique, non ? 

samedi 20 juin 2015

Petite incartade grivoise pour le 69ième billet publié. Vrai titre : Diogène, père-noël connexion

Y'en a qui perdent leurs illusions lorsqu'ils apprennent que le père-noël n'existe pas, j'ai jamais cru en lui, pas plus qu'en dieu (à cinq ans, j'étais déjà athée, avant je sais pas, je ne me souviens pas), par contre je croyais en Diogène. Fut une époque où j'ai même eu l'honneur de me voir affublée de ce sobriquet, faut dire que j'étais cynique et misogyne : charité bien ordonnée commençant par soi-même, je ne m'affectionnais pas beaucoup, de toute façon, je suis pas aimable. J'insiste.
Mais j'ai cessé de croire en Diogène, le jour où, déçue, pour ne pas dire ébranlée, j'ai appris que le bougre ne vivait pas dans un tonneau, mais dans une jarre ! Et pourquoi pas une amphore ? Sérieux ? 
J'ai cessé aussi d'être tout à fait misogyne le jour où l'homme que je fus (qui ne s'écrit pas non plus comme un tonneau) en eut assez de prendre la vie comme la chienne qu'elle était, j'avais envie d'être missionnée pour d'autres positions. Des fois, les chemins de vie, ça tient à peu de chose... 

vendredi 19 juin 2015

Ne devrait-on pas plutôt dire : C'est comme donner de la confiture aux vautours ?


Résumé de mes nuits et jours argumentés, je vous fais grâce des méandres de mes pensées pour ne vous livrer que la quintessence de mon raisonnement :
Si je continue à mettre la cerise de mes zones sensibles sur le gâteau public, je vais finir par devenir aigrelette, je n'ai pas envie.

Comme je ne veux pas renoncer à la laine (je suis vraiment profondément et sincèrement amoureuse de cette matière avec laquelle je vis et tisse des rapports hors normes), j'ai décidé de puiser ailleurs, d'exprimer d'autres choses...
Parmi mes goûts, j'en ai, apparemment, de bizarres comme, par exemple, d'aller me balader dans un cimetière pour me ragaillardir et me remonter le moral (oui, ça me met en joie d'être éphémère), peu de gens comprennent et je comprends qu'ils ne comprennent pas, lorsqu'ils se moquent ou font la grimace, ça me va, je "laisse pisser", ça glisse tout seul...
J'ai donc décidé de me mettre à aiguiller des œuvres qui ressembleraient (à mon sens, nous ne sommes pas non plus égaux face à la perception des choses) à mes balades au cimetière.
Des œuvres avec des épines, des os, des cauchemars, des personnages en souffrance. Après tout, c'est moi le capitaine du navire ! Sourire


Et dans un chaudron fleuri, mélanger avec l'os de l'esprit, les pépins de la vie...

jeudi 18 juin 2015

Tu reprends le blog ?


Je ne sais pas encore...
Depuis quelques semaines, voire quelques mois, je fais un point, je range, je trie mes idées, mes affections, mes sensations. J'analyse ce qui m'encombre et m'enquiquine, je caresse les moments où je me sens sereine et apaisée, ceux où je me sens à ma place et j'alpague tous ceux qui me font devenir chèvre avec moins de, voire aucune, compréhension ou compassion (la compassion, sentiment petit bourgeois qui consiste, comme le chantait si bien Brel, à tricoter en vert caca d'oie pour reconnaître le dimanche à la grand-messe ses pauvres à soi). J'apprends à répondre aux questions SI JE VEUX (ce serait surtout comme je veux, quitte à pousser le bouchon un peu loin, pourquoi mesurerais-je mes propos et me poserais-je pour prendre du recul, au vu des conneries qu'on peut me pondre en privé sur mon travail ? (Et pourquoi en privé ?). Je ne vois pas. Il y a une chose qui a changé avec certitude : je ne veux plus me montrer au plus près de ce que je suis à l'instant T, aux autres de faire le tri, j'ai renoncé, car mon plus gros travers ces dix dernières années, fut de répondre à tant et trop de questions avec, certes, la sincérité parfois partielle et transitoire du moment. Oh, si je l'ai fait, c'est que, naïve, je rêvais de rencontres sincères et profondes, faites d'affinités et d'attentions, de particularités et de complicités, de celles que l'on porte en son cœur à vie et ensuite encore lorsque l'autre est mort. De vraies affections, en somme. I y en a eu mais trop rares pour que j'en mesure la richesse à l'heure des instigations et critiques déconstructives.
Peut-être que la sincérité conduit le plus souvent à la désaffection, allez savoir, moi, je sais de moins en moins de choses... et je commence à trouver le brouillard plutôt confortable. Voilà pourquoi, pour la clarté et la cohérence, faudra repasser ou passer son chemin : ce sont deux choses auxquelles je ne veux plus consacrer trop de temps. De toute façon, je suis bâtie sur des sables mouvants alors faut avouer qu'être tout à fait et complètement sincère, je ne peux pas vraiment.
Quant à me fiche mal à l'aise pour répondre à des questions qui ne regardent pas les autres et ce, oui, même si je suis artiste, j'ai décidé que ça suffire-non-mais car je ne vois pas pourquoi créer et fiche le fruit de mon travail sur la place publique me priverait d'une certaine forme d'intimité. Non, je ne vois pas. Oui, je sais, les autobiographies pour soi-disant mieux comprendre le travail des artistes... A la fac, j'ai étudié Don Juan dans la littérature, une année durant, ben oui, c'est comme ça (j'ai pas vraiment eu le choix). La seule chose que je garde en mémoire de cette époque, c'est une étude, texte à l'appui, qui expliquait que Don Juan était un éjaculateur précoce, je vous jure que c'était convaincant et j'ai compris ce jour-là que, pour peu qu'on manipule les mots et les idées finement, on pouvait affirmer qu'un texte pouvait vouloir dire tout et n'importe quoi (et n'importe quoi, c'est vachement mieux des fois, sourire).

M'enfin, pour l'heure, la SEULE question importante semble être les vacances. Et dans ce domaine-là, avec un imaginaire comme le mien, c'est toujours moi qui voyage dans les plus chouettes endroits ! Et en parlant d'incohérences et de vacances, je vais prendre quelques semaines ou plus si affinités, pour jouer les mamies qui font du macramé (sans faire de macramé) pour voir (ou pas)... (oui, après ce que j'ai écrit hier, et alors ? Sourire).
De logique ? Cherchez plus, y'en aura pas (ou alors ce serait tout à fait indépendant de ma volonté), enfin pas en blog en tous cas, si blog il y aura...

mercredi 17 juin 2015

Presque dix ans ou onze où, ne m'étant pas fait que des amis, quelques uns de plus ou de moins... ma foi


"Dans la vie, il faut, je crois, observer la loi qui est gardée dans les festins des Grecs : "Qu'il boive ou qu'il s'en aille!" C'est raisonnable : que l'on jouisse comme les autres et avec eux du plaisir de boire ; ou bien que l'homme sobre ne se heurte pas à la violence des ivrognes et qu'il s'en aille d'abord ; de même quitte, en prenant la fuite, les injustices du sort si tu ne peux les supporter." Cicéron

Presque dix ans ou onze, déjà, je commence à arrêter de compter, c'est suffisant comme recul pour faire le point sur mon "travail", je concède les guillemets pour ceux pour qui avoir un métier, c'est gagner sa vie en espèces sonnantes et trébuchantes (casse-gueule, non ?), pour ceux pour qui un métier se mesure à sa pénibilité (il ne faut pas aimer un tant soit peu son travail donc, sinon c'est suspect...) et j'en passe.
Ce n'est pas que j'ai aimé de prime abord mon travail d'ailleurs, j'ai appris à l'aimer, il m'est tombé dessus sans prévenir mais il prenait racine dans mon enfance même, j'ai apprivoisé la chose, je préférerai dire l'être, car il est clair que l'inspiration est quelque chose de vivant qui est là en moi et se manifeste, non pour me gouverner, mais pour jouer les gouvernails... L'inspiration m'aiguille (ça a de quoi plaire à une feutrière).
On m'a, au cours de ces années, et je me suis donc, posé beaucoup de questions. Beaucoup étaient illégitimes. Avec le recul, je le vois bien... Sur le coup, lorsque qu'on louche, le nez plongé de force dans une bouse (oui y'a des tas de questions qui sont des bouses), nos sens sont quelque peu dérangés... J'ai pourtant mis tout mon cœur et ma bonne foi à y répondre (mal forcément : le nez dans une bouse, on ne voit pas bien clair, forcément) et j'ai perdu à ce petit jeu-là beaucoup de choses (j'aime à me raconter qu'elles m'auraient encombrée ou que, chemin faisant, je retrouverai celles dont j'ai VRAIMENT besoin)... J'ai eu bien sûr l'impression d'être grillée vive sur le bûcher de la petite inquisition espagnole bien trop souvent (d'ailleurs, à l'approche des feux de la Saint-Jean, je suis quelque peu fébrile. Sourire). J'ai pris de la distance. BEAUCOUP de distance.

Parmi les instigations récurrentes, il y avait "Qu'est-ce que l'art, suis-je une artiste ?". On a aussi souvent usé du mot "poétique" pour qualifier mon travail. Suis-je poète et qu'est-ce donc que la poésie ? Ces questions me semblaient davantage légitimes, un peu... C'est-à dire que je ressentais un besoin lancinant de me les poser aussi.

Dans la mesure où je ne peux pas vivre sans créer sinon je souffre, voire la vie me pèse tant que je préférerai la quitter, je suis artiste. Pour moi, cette question fut assez simple à résoudre. Bon, je suis passée pour une snobinarde-élitiste plus d'une fois en tranchant de façon trop abrupte certains détails découlant (dégoulinant ? ) de cette première et apparemment primordiale question (je doute que toute personne qui s'étiquette artiste se la pose, mais passons) genre : est-ce que l'art est érotique ou non, thérapeutique, névrotique ? Pour moi, ce sont des questions qu'il est désormais inutile de se poser car, à l'heure où la mamie qui fait du macramé le dimanche en reproduisant des modèles préexistants sans rien y modifier, digérer, intégrer et faire passer par le filtre de sa propre intériorité est proclamée artiste, alors tout le monde est artiste (donc personne ne l'est si on pousse le bouchon un peu trop loin et parfois j'aime (encore un peu) ça, je l'avoue), n'en déplaise à Matisse qui pensait qu'il fallait réinventer et se réapproprier la feuille pour pouvoir dessiner l'arbre, car aujourd'hui la personne qui apprend à calligraphier l'alphabet sur son cahier à grosses lignes en grande section maternelle est un écrivain, déjà.

Malgré mon lourd passif de bonne à rien, jugée à l'emporte-pièce (ouille ça fait mal car, mal gaulée, y'avait toujours un truc qui dépassait (si j'osais, je vous confierai que j'y ai même laissé une couille un jour en subissant ce genre de jugement, mais je ne dois pas employer le mot "couille", il parait... sinon, moi grivoise et si moi grivoise, moi fille facile. Or j'ai toujours été compliquée, j'y suis habituée, tant et si bien que je ne veux définitivement pas être facile)). Malgré mon lourd passif de bonne à rien donc, on a étiqueté mon travail de poétique souvent, assez pour que ça me gratte le col et que ça me démange de fouiller la question donc... 
En des temps immémoriaux où l'on naissait poète et où on ne pouvait en aucun cas le devenir, même à force de travail, ce temps où la poésie avait quelque chose de quelque peu ésotérique, si j'en crois un grimoire sur les mythes celtes dans lequel je plonge, scalpel en main, pour le disséquer, le poète n'était guère un alchimiste, puisque qu'étant né poète, son verbe même était poétique (oui, même pour dire les choses les plus triviales (enfin j'imagine, oui, j'imagine toujours beaucoup) lorsqu'il sustentait ses besoins les plus élémentaires (non y'avait pas d'exemple)). Ainsi, transformer de l'or en or n'étant pas de l'alchimie, le poète par essence ne pouvait apprendre à le devenir et n'était pas alchimiste, mes études de lettres m'avaient convaincue du contraire, il faudra donc que je rabote un pan ou deux de mes études, ou pas). Enfin bref, le point qui m'intéresse et me concerne de toute façon, c'est cette magie, cette racine que le poète doit bien avoir en commun avec le conteur... Oui, j'use de métaphores et de symboles, entre autres, il m'arrive parfois de m'adonner sans le savoir à la divination (je m'appelle madame Jourdain, entre autres qualificatif et noms d'oiselles) mais en aucun cas parce que je suis née poète, je suis plus probablement née conteuse, la filiation en moins : chez moi le conte ne transite pas de bouche à oreilles ni d'oreilles à bouche, j'y plonge pour dégoter, si j'ai de la chance, un peu de l'élixir primordial qui me permet d'entendre un chuya l'homme par la racine ; l'homme j'ai renoncé à le comprendre par la ramure, il y a longtemps déjà.


Bref, je ne suis pas plus poète qu'artiste, pas plus conteuse qu'extraterrestre, mais je m'amuse à l'idée qu'un jour un chercheur fou pourrait me traquer avec l'envie de m'empailler pour m'inclure dans son cabinet de curiosités. Je crois qu'il sera naturalisé avant moi... Si lui chat s'imagine que je suis souris, il se fourre le doigt jusqu'aux couilles oh, ben non jusqu'au coude.
Je suis un être curieux, enfin avec une antinomie toutefois, je pose très très rarement, pour ne pas dire jamais, de questions car je sais que la question, si l'autre tend à y répondre avec bonne volonté, peut être sacrément douloureuse et comme j'ignore si le baume cicatrisant fait partie de mes attributs curieux, je m'abstiens. Et j'en reviens à ma primordiale étiquette : je suis un grain de poussière paumé dans l'univers, qui se démène comme il peut pour traîner sa carcasse jusqu'à l'ultime et fatal rendez-vous, en se demandant un petit peu trop souvent quand même pourquoi tant de gens qui pourraient passer leur chemin ou se mordre la langue veulent me rendre le voyage moins agréable : la vie avec son long cortège de malheurs qui incombent à tout un chacun ou presque de façon naturelle y pourvoit déjà assez comme ça... (j'ai croisé, pas plus tard qu'hier, une femme qui s'était cassé un ongle, ça avait l'air vraiment grave, plus qu'elle ne pouvait le supporter, je savais qu'il était inutile de la faire relativiser en lui montrant les malheurs plus grands du monde, c'est pour cette chose là qu'elle avait besoin de consolation, pas une autre). 

Ma conclusion, transitoire ou définitive, sur les questions est que l'autre interroge (voire torture) parce qu'il n'a pas le courage de mettre à sac sa propre intériorité pour y trouver les vraies réponses, mais chuuut, si je me mets à affirmer des trucs pareils, je vais être mûre pour l'île déserte (qui d'ailleurs ne sera plus déserte puisque j'y serai) et comme je suis incapable de faire les bagages nécessairement spartiates pour pareil endroit, j'userai donc de prétérition. Bref, faites donc comme si je n'avais rien dit (j'écris à voix haute et inintelligible, sourire), si ça se trouve et qui plus est, dans six mois, six ans ou six cent ans j'aurais changé d'avis sur la question...

Et puisque j'ai parlé pour ne rien dire, je retourne métamorphoser ce qui pourrait bien être la représentation de mon inspiration si l'art est érotique mais je n'en sais rien, je suis du genre à zigouiller le minotaure, pas à me le taper, c'est vous dire si j'ai du commun avec Picasso ! SOURIRE.
Et tandis que j'ouvrageais à apprivoiser l'inspiration ce matin, je me faisais matraquer photographiquement et ici comme on ose presque tout, le photographe a dit : "Oh, Marie pleine de grâce, feutrez pour nous" !




mardi 16 juin 2015

Mes petits trésors de terre

"Même si vous ne le voyez pas d'un bon oeil,
le paysage n'est pas laid.
C'est votre oeil, qui peut être est mauvais"
Jacques Prévert

Et si vous estimez que "l’œil mauvais" est trop péjoratif pour vous, en terme plus laudatif voici une autre citation qui illustrera aussi mon propos (Rien que ça ! Sourire).

J'ai remarqué, au cours des ans, que la beauté,
tout comme le bonheur, est chose fréquente.
Pas un jour ne s'écoule sans que nous ne vivions, un instant,
au paradis.
Borges



Ce week-end, alors que j'ôtais les adventices (ici les herbes ne sont pas mauvaises, elles sont parfois mal rangées, il m'arrive même (mais n'allez répéter ça à personne, je passerai une fois encore (et la fois de trop fut dépassée il y a bien longtemps déjà) pour une personne dérangée) d'en repiquer ailleurs) de mon coin de terre rapportée (elle était censée être végétale, n'était que simple remblai, elle fait ce qu'elle peut, ce n'est pas moi qui vais la blâmer).

PAUSE. Reprise (mais pas anaphorique, ici je n'use pas du secours du poète) depuis le début, les précisions en moins :

Ce week-end, alors que j'ôtais les adventices de mon coin de terre rapportée, j'y ai trouvé un goulot de bouteille cassée. Comme l'être humaine aime un peu trop beaucoup les précisions, je précise donc que je l'ai trouvé en désherbant une racine de liseron qui revient dans ce coin de potager comme le malheur sur le monde (c'est ainsi que je désherbe cet endroit, comme pour m'habituer à ce que le monde soit gaulé comme ça, pauvre liseron que j'ai affublé de cette analogie douteuse mais nécessaire à mon esprit bancal)... J'ai pris le chemin de la maison avec l'éclat de verre pour le nettoyer avant de le joindre à mes autres petits trésors de terre :


La veille, j'avais  ramassé toujours dans mon jardin, une petite coquille d'escargot vide. Elle trempait dans une vieille jatte à café... Lorsque les deux merveilles furent nettoyées, j'ai pris la direction de ma boite à "bijoux" pour les y mettre à l'abri et je me suis figée en chemin, souriante (sourire version augmentée, avec étoiles dans les mirettes donc), en constatant que l'une rentrait dans l'autre à la perfection (on ne voit pas bien sur la photo, parce que je ne pouvais pas tenir l'appareil et mes trésors assemblés en même temps et qu'avant de les sceller l'un à l'autre je vais les observer un temps pour voir s'ils sont vraiment fait pour s'assembler, je ne suis qu'un être humain, bancal, je vous rappelle, qui n'a donc que deux bras et même plus le don d'ubiquité).

PAUSE, reprise mais toujours pas anaphorique (mais où l'on constatera peut-être, ou pas, que ce billet aurait pu être bien plus court) :

Ce week-end, alors que j'ôtais les adventices de mon coin de terre rapportée, j'y ai trouvé un goulot de bouteille cassée. J'ai pris le chemin de la maison avec l'éclat de verre pour le nettoyer avant de le joindre à mes autres petits trésors de terre. La veille, j'avais  ramassé toujours dans mon jardin, une petite coquille d'escargot vide. Elle trempait dans une vieille jatte à café... Lorsque les deux merveilles furent nettoyées, j'ai pris la direction de ma boite à "bijoux" pour les y mettre à l'abri et je me suis figée en chemin, souriante en constatant que l'une rentrait dans l'autre à la perfection


Si ce n'est qu'ils soient si bien ajustés, tout au moins que ce genre de choses m'émerveille encore à mon âge. Sourire.

J'ai vécu hier un petit instant de magie, puisque je vous le dis ! Re sourire.

Et pendant ce temps là, la fleur d'églantine gardait le cœur bien accroché, ce qui m'a ému, vous vous en doutez !


Et tandis que mon rosier du diable (oui, c'est ainsi qu'on nomme l'églantier aussi) sème ses cœurs sur le chemin où, va nus pieds je vais, je commence à apprendre à regarder le monde sans lunettes roses. (Ce qui ne le prive aucunement d'une certaine forme de magie). En tous cas : regarder le rosier du diable et se retrouver un instant au paradis, ce n'est pas banal, n'est-il pas ? Sourire.

vendredi 12 juin 2015

Sans titre


Cette nuit, l'insomnie jouait aux osselets avec le squelette de mes souvenirs démembrés.  Je me suis éveillée au délicieux son creux de mes os tombant en pluie. Dehors, un mince filet de lune piqué au ciel était éclairé par le chant du merle enchanteur. Merlin, Viviane t'écoute en remettant de l'ordre dans cet ossuaire éparpillé sur la table de l'atelier.
Je suis apaisée, depuis que la mort et ses attributs rodent à ma table de travail sans se voiler. Et j'ai ce sourire étrange en caressant la palimpseste écorce de ce saule où, sur des cordes raides, sèchent les linceuls.
Aurais-je enfin apprivoisé cette noirceur effrayante et affamée : cet animal indocile qui me grignotait l'estomac semble enfin rassasié. Dans mon petit cabinet de curiosité infime et intime, je l'ai étiqueté "inspiration" sans parvenir à croire qu'il est venu mendier ce collier, car ce dragon perclus d'épines me demandait un nom, perché sur mes genoux, réclamant des caresses. Comment s'imaginer qu'une bogue de châtaigne puisse avoir la douceur de la laine ?
Je me souviens de ces temps où, imbécile, je refusais de me plier à ses volontés. Pauvre âme en peine usant ses maigres forces à mener de vains combats. Elle m'a vaincue et convaincue et j'ai fondu. Comme mes cauchemars exorcisés sur le carreau de feutrage semblent de lointains souvenirs, aujourd'hui. Sous leurs dehors charmants, ils ne m'ont jamais procuré ce sentiment intense et profond qui m'est encore si peu connu. 
Je me suis levée cette nuit, heureuse d'être par elle, extirpée de mon lit. Ce matin, l'envie de plonger mes mains dans mes tripes fumantes pour en extraire cette chose vivante pour l'en déloger m'avait quittée. Elle qui s'était endormi un temps, je n'avais pas réalisé qu'elle me manquait.
Elle a fait en mon ventre son nid et j'en suis ravie. Au creux de moi, Merlin n'a plus besoin de se montrer sous des dehors gracieux pour charmer Viviane, les charmes enfin rompus, elle est enfin conquise. Je crois que depuis le début, j'avais tout deviné, mais je n'étais pas pressée d'arriver derrière ce rideau où, invisible à vos yeux, je danse sur mes sables mouvants.

samedi 23 mai 2015

La vie est étrange tout de même...

A chaque fois que je prends une décision (la même toujours depuis presque huit années, faut vraiment être une tête de pioche tout de même !), conclusion d'un choix peu facile à faire et souvent douloureux mais qui me parait être de plus en plus une évidence, la vie m'offre quelques miettes, pas assez nourricières, certes, mais qui pourraient m'aider à avancer encore un peu sur la route que j'empreinte depuis presque onze ans (ça aurait fait onze années en novembre de cette année)... Cette route était un chemin où j'étais à la fois femme et enfant, toute mêlée, toute emmêlée. J'écrivais des ouvrages où je cousais (ouille, aïe) à petits points serrés chacune des parties de mon être éclaté, avec ce désir fort de me rassembler et d'avancer cousue (mais en cachant les cicatrices : notre société est une société d'apparences, on ne peut pas vraiment y couper). J'ai passé des heures et des heures ces derniers mois à écrire un livre qui n'a pas subit ses dernières corrections. J'étais là, rassemblée, mais je savais déjà que ce livre serait posé entre deux étagères, ni adulte, ni jeunesse, or il n'avait pas le pouvoir de léviter mais j'avais le pouvoir d'éviter qu'il tombe en renonçant à ce projet... Ce n'est pas comme si, avec mon ancien nom, je n'avais pas essayé plusieurs fois... 
J'ai donc choisi de compartimenter, puisque nous vivons dans une société de cases et d'étiquettes, et d'essayer autrement. Alors bien sûr certains de mes personnages transpireront une forme de naïveté enfantine parfois... Je crois que je n'y couperai pas...
Alors bien sûr, je ne vais pas bâillonner cette petite fille au fond de moi, j'ai un projet que je construis pour elle, mais qui ne sera en rien ma priorité.
Par un long chemin dans les broussailles fait de retours en arrière, de tournages en boucles et en rond, j'ai fini par renouer mon cœur à mon cerveau, ma cervelle à mes tripes. Le vaste combat que se livraient Eros et Thanatos au fond de mon ventre est achevé, ils sont devenus copains comme cochons, un temps pour vivre "et la mort qui est tout au bout" (oh, punaise on dirait du Brel ! Mais c'en est ma parole (ben non, justement, sa parole), retour en arrière pour semer des guillemets). 

J'ai pris des décisions difficiles, très (j'ai même renoncé à mes petits blaireaux : la meilleure incarnation de la femme-enfant toute mêlée et emmêlée), mais j'ai décidé cette nuit, alors que la vie semblait éclairer ma décision sous l'aune du mauvais choix, qu'il n'y avait pas de retour possible... Pour une raison et une seule : cette femme-enfant mêlée et emmêlée est TROP sensible pour étaler ce qu'elle fait (et qu'elle finit par payer tôt ou tard par un lot de critiques déconstructives, paradoxe cuisant et douloureux). Sensible, je le serai toujours, j'aime ce défaut (car c'en est un dans une société où c'est la force de caractère qui prévaut), il fait partie de la quintessence de mon être... Voilà, en ce moment je me débarrasse de certaines de "mes vieilles habitudes, pas en les jetant pas la fenêtre, en leur faisant descendre l'escalier marche après marche" (Oh, punaise on dirait du Mark Twain ! mais c'en est ma parole (ben non, justement, sa parole), retour en arrière pour semer des guillemets).
Pourquoi avoir pris le parti de la femme et non de l'enfant ?
Ce n'est pas un parti pris, c'est une évidence. Ce dernier mois, je me suis sentie deux fois à ma place en société : à une expo où un cheval sculpté, mort, était entouré des corbeaux de Thomas le Plas, et au concert de MONSIEUR HFT. J'ai parcouru des livres jeunesse mais ils n'étaient plus assez nourriciers, j'ai GRAND faim, le contraire eut été étonnant vu mon parcours depuis ma mise à l'écriture... Mama Ochka danse désormais sur les ruines d'un vieux dictionnaire... 
Je cultive des haïkus, de petite proses courtes, je ne peux pas vivre tout à fait sans mots... Et ceux des autres ne me suffisent pas toujours, même ceux de MONSIEUR HFT, eh non !


La seule trace de cette vie de femme-enfant que j'ai gardé pour mémoire, c'est ce petit loup gris mauve qui câline une fleur de chagrin, fleur d'esclavage arrosée de pleurs et de cris (le décalage entre petite fille et femme me saute aux yeux).


mardi 19 mai 2015

Et pour finir de soliloquer et de reprendre la route de la laine, voici donc ce que Emma Phore indique désormais comme direction.

J'ai abandonné le rêve fou de créer un petit fatras bienveillant où se réfugier pour oublier le grand fracas de la réalité, le bruit du monde grondait trop fort... A la place, je suis plongée jusqu'au cou, voire aux orteils dans vos mythes, légendes, croyances et superstitions pour offrir à quelques trucs jugées à l'emporte-pièce et condamnés trop fort à mon goût, un peu de consolation. Quelques âmes sensibles et mises à l'écart y trouveront peut-être leur conte, les autres, au fond, ça n'a jamais été pour eux que j'ouvrageais dans le creuset de mon atelier.
Maintenant il reste un site et juste un site qui sera mis à jour quand le chemin parcouru le nécessitera 
 http://marieochka.fr/

Photo de Fred Brossel
Corbeaux de Thomas le Plas

mercredi 13 mai 2015

Des nouvelles de mon ossature à moins que ce ne soit de mon cocon...

Je me suis longtemps sentie comme un éclaté de Beauchêne (en kit), pas homard ou crabe, non, plutôt hanneton, car il y a âne à l'oreille dedans, forcément donc... Qui plus est, gamine, j'étais un thon, laide à me faire tirer les cheveux.
Alors, j'ai rassemblé les morceaux et un âne-thon plus éclaté (mais qui s'éclate tout de même), ça donne une femme-araignée, voire des sœurs-siamoises, faut voir(e)... mais plutôt demain sur mon nouveau site (pour mon lainiversaire, 29 mois et ce n'est qu'un début !)...
Là, je me déplierai un peu plus que là (le cocon était trop petit, s'éclater à la Beauchêne dans un si petit endroit, oui, je sais, c'est un exploit ! ).


Bref, et en toujours pas clair : j'ai constaté le 4 mai (soyons précis au moins sur ce point) en Belgique, (ceci est important, mais que pour moi), que je ne m'appelais pas Pénélope Ulysse, mais bien Marie Ochka...
Je ne re-tricote donc plus les rangs que la vie et ses aléas me détricotent. Non, je fais autre chose, bien sûr toujours en me schootant à la lanoline et à l'imaginaire, c'est que je viens de pluton, ma survie sur terre en dépend !


samedi 2 mai 2015

En retard, en retard, en retard...

Mais j'ai une excellente excuse : j'ai fait ma morveuse toute la semaine (traduction : j'étais enrhumée). Du coup, au lieu de me mettre à wordpress toute cette semaine comme prévu, je commencerai plutôt (qui est en fait plus tard), ben demain, ça me parait être le bon jour pour une pseudo-informaticienne-euh-je-suis-bien-obligée-de-maîtriser-un temps-soit-peu-l'informatique du dimanche.
En tous cas, j'ai déjà fait ma valise pour le changement de blog-et-site ;)


Sinon, je ne pensais pas être un jour d'accord avec Proust, mais il faut avouer que : "le seul, le vrai , l'unique voyage c'est de changer de regard" est assez en adéquation avec ma façon de penser, de faire et entre parenthèses (ce que je peux voyager dites donc !).

Bonjour chez vous ! Et beau dimanche.

mardi 28 avril 2015

Avant goût de magie




Ma laine (philosophale) soigne les maux que me fiche la vie et le monde les jours où je le regarde alors que j'ai déchaussé mes lunettes roses (quelle idée, je vous jure ! Depuis le temps, je sais que ça crève les yeux, que c'est un truc que je ne peux pas faire)). Le symbole de la chose énoncée ? Mon sac de thérapeute, dit sac à malices ou encore sac d'alchimiste de pacotille, mais nous simplifierons les appellations (d'origines incontrôlées) en l'appelant Gaston (car il est sourd, en vrai, il déteste le téléphone, mais dire qu'il est sourd est plus simple et plus crédible, un sac avec des oreilles, invisibles de surcroit, sur terre… Bon nombre d'entre vous n'êtes pas encore tout à fait prêts)... C'est le compagnon de Zoé (ma valise que je ne montre pas ici, mais qui a un beau rôle dans la nouvelle que j'ai plié, emballé et pesé (elle roupille dans l'espace correctif transmutatique (un tiroir)). Nouvelle qui sera le point de départ superflu de tous les restes (car j'ai, parait-il, l'art de les accommoder, puisqu'on me reconnait ce talent autant l'utiliser, n'est-il pas ?). Nouvelle qui pourrait se résumer par "je viens de pluton, ceci explique cela". Résumé écrit à l'intention de ceux qui auraient la flemme de s'enquiller ma prose mais voudrait "suivre", comme si on pouvait suivre les pérégrinations de mon esprit !

Un exemplaire de la flore de pluton : deux cop(a)ins poilus (à ne pas confondre avec les coprins chevelus de votre planète, ça les vexe et vexer un cop(a)in poilu peut s'avérer très dangereux, alors deux, imaginez donc ! D'autant qu'ils vont toujours de paire voire de concert, à la petite musique de champignon au clair de pluton, si vous saviez, c'est merveilleux, mais vous ne savez pas. Oui, je sais, je suis une petite veinarde, c'est comme ça.

Et enfin sur le carreau de la feutrière sorcière vaudou, de la petite laine gris mauve avant métamorphose... Bientôt il y aura là un exemplaire de la faune de pluton... avec un peu de chance, je vous montrerai tout ça (et d'avantage) sur mon nouveau blog...  Pour la nouvelle, je ne sais pas encore si elle sera estampillée d'un code je me barre (que l'ouvrage d'un artiste ne soit pas gratuit en fait fuir plus d'un) ou sera libre de consultation mais pas de droit, j'ai aussi besoin de fric, certes, certes, mais en même temps, là-tout-de-suite-maintenant, créer ma maison d'édition, c'est un peu prématuré... Vous condamner à trois, six ou neuf mois de non-partage un brin (mais pas de laine) cruel (la laine n'est jamais cruelle ! Ah, ça non !). Dilemme ou dit laine (oui la laine me dit des choses, sur pluton ça se fait)... Ce sera : soit j'ouvre mon atelier aux portes ouvertes, soit j'ouvre mon grimoire à histoires sur mon site... Décision prise le 15 mai, car, oui, j'ai besoin de donner mais aussi de recevoir, me retrouver à sec à mendier des commentaires comme il y a quelque mois, ça suffire ! Bref, ça se précise toujours dans le brouillard (c'est là que, sur pluton, on y voit mieux ;) ) !

dimanche 26 avril 2015

La Marie se sent de plus en plus apte à soumette à la réponse ceux qui la soumettrait à la question


Sur l'air de Carmen : (petite inquisition espagnole prend garde à toi) "la question est enfant de problème qui n'a jamais, jamais connu de..."

Pourquoi Marie Ochka ? 
Bon, j'avoue, si j'avais été chanteur de groupe de hard rock, je me serais appelée HieronymusVan Aken, mais comme je suis feutrière, j'ai choisi Marie Ochka.


Pourquoi la laine de mouton ? 
Parce que les mammouths ont disparu, évidemment, pour quelle autre raison ? (rires).

Pourquoi êtes vous fan de Thiéfaine ?
Déjà, avant de vous répondre, je vais un peu chipoter sur le vocabulaire, je ne sais pas ce que vous entendez par "fan", mais à mon sens, qui n'est toujours pas le sens commun, je ne suis pas assez intrusive pour être fan de qui que ce soit, mais bon passons.
Oui, j'ai un profond respect et une haute admiration pour l’œuvre de cet homme-là, c'est comme ça. Je lui suis aussi très reconnaissante, car je ne sais quel rôle précis ont joué certaines de ses chansons dans ma vie, je ne sais par quels chemins elles voyagent dans mon crâne jadis contaminé par d'insidieux poisons, ni pourquoi, lorsque je l'écoute, je ne tangue plus sur les sables mouvants sur lesquels je suis visiblement bâtie, mais ce que je sais, c'est que je NE VEUX PAS le savoir. Pour moi, son œuvre vit. Disséquer ses chansons serait comme les réduire à l'état de peaux mortes et je ne me sens pas l'âme de les zigouiller pour trouver une réponse. Non, je n'exagère pas : j'ai fait des études plus ou moins littéraires, et force est de constater que, pour cette raison, sur mes étagères gisent comme des tombes certains des livres que j'ai trop analysés et disséqués. En réalité (et je préfère l'imaginaire), je pourrais vous donner mille raisons que je pressens, que je devine, mais je n'en donnerai qu'une seule : demandez-vous, vous qui voulez tout comprendre, combien, parmi les artistes dont vous fréquentez l'oeuvre, auraient vraiment eu droit de cité sans l'aide des médias ? Cet homme-là n'a pas un public de bovins qui attendaient sagement que les autorités incompétentes disent la messe pour faire carrière. Il a trouvé son public avec courage, à grands coups de talent. A petits coups d'aiguilles, il a brodé comme personne un univers qui lui est propre, car MONSIEUR Thiéfaine ne peut être remplacé par personne d'autre, il est unique à chanter au milieu des troupeaux. 


Vous dites souvent que vous venez de pluton, pourquoi ? 
Mais parce que je viens VRAIMENT de pluton (rires) !


Voilà un moment que vous travaillez à une œuvre qui ne semble pas vouloir pointer le bout de son nez, il n'y aurait pas un peu de procrastination la-dessous ?
(rires). Oui, ça me fait toujours rire lorsqu'on me traite de faignasse. 
Je sais, c'est bizarre pour bon nombre de terriens qui remplissent leur temps libre comme si c'était une oie au bord de l'apoplexie (Ont-ils peur de rester seuls avec leur cervelle ? Oui, des fois je m'interroge aussi, mais de moins en moins, à chacun ses raisons après tout, j'aime à prendre mon temps pour caresser mes douces chimères), je sais donc que c'est bizarre de prendre son temps, tout son temps, mais je jardine mon œuvre. Quand elle sera mûre, je la cueillerai et je ne peux pas aller plus vite que le rythme des saisons (plutoniennes, ça va de soi (rires)).

N'est-ce pas une forme de lâcheté que de cultiver l'imaginaire plutôt que de faire quelque chose de plus concret et palpable dans la réalité ?
Tant qu'il y aura des gens pour croire que l'imaginaire est inutile, je continuerai à le jardiner. Rien n'a été plus utile dans ma vie que l'imaginaire. Si je suis debout aujourd'hui, relativement gaie et enthousiaste, malgré les questions cons qu'on peut me poser parfois et les aléas de la vie, c'est grâce à l'imaginaire, mais pour lui, c'est comme pour les chansons de Thiéfaine : le disséquer avec le scalpel de mon esprit reviendrait à le laisser à l'état de peau morte, or c'est mon souffle de vie. Ma vie m'est devenue précieuse, je ne vais donc pas porter atteinte à mon entité vitale, j'ai autre chose à faire de plus futile et donc de plus important.

vendredi 24 avril 2015

Oracle ! Oh espoir !

Mama Ochka entrera dans sa grande (à son échelle, hein ?) transe du printemps tout à l'heure... Oui, je prédis l'avenir mais moins bien que le grand désaccordeur de piano, oracle plutonien intermittent du spectacle interstellaire qui préside aux représentations illuminées, voire lumineuses, de vos nuits étoilées (il chante faux mais prédit juste, c'était important de le souligner). J'ai consulté le bonhomme hier, ce sont les préliminaires nécessaires avant l'entrée dans la grande transe, ce sera la première transe de printemps de ma vie de j'essaye-de m'assimiler-terrienne. D'ordinaire, je fais ça à l'automne, mais cette année, j'ai décidé qu'il en serait autrement !


Ce que m'a dit l'oracle ? Mais je vous trouve bien indiscret ce matin ! Bon, je vous préviens (si vous sentez comme un léger dédoublement de personnalité, c'est normal car, comme le dit l'adage, un homme (et les femmes sont des hommes comme les autres, mais si , mais si !) prévenu en vaut deux), comme tous les plutoniens, il a un petit côté sphinx, alors n'allez pas mal interpréter les choses sinon il vous privera d'étoiles (dans les mirettes). Oh, ce n'est pas qu'il soit susceptible, il n'aime pas qu'on l'interprète à mauvais escient, les gens qui croient avoir la science infuse l'horripilent et le poil, sur pluton, c'est sacré !
Alors, alors, il m'a dit ceci :
- Lorsque vous aurez atteint la quarantaine, vous quitterez la quarantaine.
- Ah, ben quand même, ai-je répondu.
Il a souri, à moins qu'il n'ait sorti une souris bleue de sa poche orange-dedans-mais-pas-dehors, je n'ai pas bien vu, par contre, je l'ai cru sur parole, vu que ça me paraissait de cette parfaite logique absurde dont est forgée ma vie de plutonienne en exil sur cette terre. 

Bon, je file réviser un peu, j'ai un genre de rendez-vous avec le grand prêtre exorciste tout à l'heure et je sens que le temps va filer à toute allure, ce seront les prémisses de mon entrée en transe, car c'est par là que ça commencera ! Foie de lotte au petit pois (oui, un seul, sinon, c'est pas digeste le foie) ! Sur pluton, on dit plutôt : "foie de morue aux épinards" mais il semblerait que, pour les terriens, les épinards soient connotés de façon péjorative... Vous êtes quand même un tout petit peu bizarre, hein ? messieurs, dames les humains. Comment ça, c'est moi ? Pourtant, sur pluton, je suis fondue dans la masse (enfin dans le merlin car c'est toujours plus pratique pour fendre le bois voire la poire).

mercredi 22 avril 2015

Petit intermède musical silencieux !

Alors, ça aurait pu s'appeler : "en avant la musique", certes, certes, mais j'ai préféré combler un vide (affectif). Mon dictionnaire des expressions (qui est du genre sensible) était en manque d'un "grandir à coups de grosse caisse", voilà qui est réparé ;)


Mon dictionnaire des locutions est donc tout consolé et revigoré. Je file (de ce pas sautillant et guilleret) ajouter aux côtés de "avoir des jambes en coton", le fameux : "avoir des jambes en laine", ce qui est tout pareil mais en mieux, vu que c'est en laine, pardi !
J'ai cru que mon gringalet (adorable, n'est-il pas ? Pour un peu je pourrais en tomber zamoureuse, mais je suis pas d'humeur casse-gueule ce matin ) ne tiendrait jamais ferme sur ses guibolles mais comme j'ai de la suite dans les idées (comment ça, on dirait pas ?) et que je peux être plus tenace qu'un morpion, il a fini par tenir debout, mon sympathique et famélique va-nus-pieds !

vendredi 17 avril 2015

Je suis en retard, en retard, en retard...

Je suis en retard, en retard, en retard... mais parce que j'ai pris du temps pour poser, dans mon jardin, quelques jalons d'un projet pour l'été 2016, il y a des choses qui se cultivent en temps et en heure, sinon, il faut repousser de deux saisons, voire de quatre... 
Bref, je suis en retard, en retard, en retard et je ne peux encore rien dire et rien révéler, mais j'avance...
Je ne peux rien dire mais comme je vous ai déjà montré Joe la Mèche...


...je vous le remontre, mais si vous voulez savoir à qui, à quoi, à qu'est-ce (ah, ben, je cultive le mystère, oui, aussi en pleine terre) il tend son vers et ce qui, ce quoi, ce qu'est-ce que regarde cette limace poilue (on aura tout vu !) qui ne bave jamais sur rien ni sur personne, eh bien il faudra attendre, car pour l'instant, j'ai emprunté un livre qui cause de wordpress, c'est vous dire si je suis en chemin de faire mon nouveau site et si j'ai déjà décidé si oui ou non y'aura un blog !
Qui plus est encore en plus, comme je vais vers le foutraque de façon naturelle, il semble que j'aurais deux "histoires" (oui, la forme finale est encore imprécise) pour le prix d'une, ce qui va rallonger un peu la machinerie parce que choisir ouh, la, la ! Faut trier, détricoter, retricoter... Ah, la lenteur, ça pourrait être un luxe, mais en fait, c'est juste une anormalité... Je suis anormale (chouette !) sur bien des points, c'est comme ça ! Et ça, ça ne changera pas, ou alors pour encore plus pire, enfin mieux à mes yeux, mais si je regardais le monde comme tout le monde, je ne serais pas restée en extase devant les cloportes de mon tas de bois laissé dans un coin pour (oui, oui, pour) la décomposition, je suis pour la libération de l'humus dans les jardins ! Mais chut, je milite en secret, juste avec mon armée de cloportes, limaces et autres... La limace attire la grive, il faut le savoir et le chant de la grive musicale, ça vaut bien le sacrifice d'un dahlia ou de quelques salades. Non ? Eh si !
Mais revenons à nos moutons cochons :
Dans mon patois, les cloportes sont des "pourcheaux d'murs", entendez des "cochons de murs". Alors moi, un cochon qui fait le mur (déjà, ça m'ouvre un pan de rêveries) et lorsque je sais que, petit comme ça, il scie menu une bûche grande comme ça, je suis béate d'admiration, ça c'est ce qui s'appelle abattre du boulot, voire du bouleau ! Oui, je sais, un jour, un alpiniste est allé traîner ses guêtres sur un sommet qui n'avait jamais connu le pied de l'homme (qui a dû, en arrivant, pisser pour marquer son territoire, j'imagine) et c'est ça qu'il serait bon de regarder la bouche en "O" avec les yeux qui brillent mais bon, je préfère l'exploit du cloporte et le chant de la grive.

samedi 4 avril 2015

Euh, non, non


je ne reprends pas le blog, j'ai juste écrit un article hier, comme ça, pourquoi pas ?
Je n'ai pas encore décidé si je reprendrais le blog un jour (ni lequel) et, si oui, à quel rythme. Je ne raconte pas tout, mais j'ai payé un lourd tribu au net dès l'origine et ceux qui me suivent depuis ce temps-là, savent que ça ne date pas d'hier, ni de la laine.
En m'en détachant, j'ai éliminé tout un tas de soucis d'eux-même, après avoir tenté de les régler en vrai de vrai pour pouvoir continuer à "construire" ici et là sur les sillons de la virtualité, sans y parvenir. D'ailleurs ai-je construit ? Oui, quelques relations durables et stables, lointaines mais bien solides.

J'avais besoin de temps pour gérer et appréhender des soucis familiaux, non, je dis pas tout non plus. Y'a assez de gens qui causent des maladies et morts de leurs proches, on vient pas chercher ça chez moi. Quant à la consolation, j'ai imprimé grâce à d'anciens "amis" que fallait pas que j'en demande, je ne leur jette pas la pierre, c'est grâce à eux que j'en ai cherché en moi et que j'ai transmuté une grosse partie de mon cynisme et de mon ironie en ces choses dont j'avais tant besoin. Oui, l'humour corrosif fut ma carapace, mon arme de défense et mon bouclier, mais il me fallait prendre le chemin de lâcher tout ça pour faire de la place pour autre chose car, quand y'a pas la place, on ne peut pas en mettre, eh non ! ;) Alors, oui, j'en ai gardé un peu, c'est planqué derrière une vitre genre "A n'utiliser qu'en cas d’extrême urgence". Parce que, hélas, y'a des gens qui ne comprennent rien d'autre et qui aiment bien pouvoir dire : "Ouh qu'elle est vilaine !", oubliant que j'ai été patiente, conciliante et tout et tout avant de virer le gant de velours et de sortir les griffes-j'avais-prévenu.... Avec l'inconvénient majeur, lorsque vous prévenez l'enquiquineur ou l'enquiquineuse, de vous retrouver avec un homme (oui les femmes sont des hommes comme les autres, surtout vu de Pluton) prévenu en vaut deux. En fait, vaut mieux attaquer par surprise mais bon, ce n'est pas très courtois, et ma grand-mère m'a toujours dit "Sois polie si t'es pas jolie". Hors, gamine, j'étais laide à me faire tirer les cheveux et à me voir affubler de tout un tas de nom d'oiseaux, pis j'aime bien obéir à ma grand-mère (je suis docile si je veux, d'abord, non mais, oh !), qui m'a filé quelques très bons conseils en plus d'une ou deux nuances de poésie sans le savoir. M'enfin bon, la poésie de nos jours, c'est plus vraiment ce que c'était, mes braves gens ;)
Bon sur ce, je retourne couver mes œufs :


Oui, fait rare, j'ai mis tous mes œufs dans le même tiroir !

vendredi 3 avril 2015

Comme une verrue sur le paysage

J'ai passé en mars quelques jours en tout-à-fait solitaire, j'étais seule avec mon petit bout d'univers et quelques-uns de mes cauchemars aussi.
J'ai retrouvé ce silence qui m'est si cher.
Je suis allée là-bas, j'ai fait ce voyage immobile pour ce pays invisible où je suis allée déjà tant de fois déjà, mais ça n'avait jamais été comme ça. Je suis allée là-bas flâner à tâtons et à l'aveugle, là-bas, dans cette part de mystère qui m'habite et que jamais je ne décrypte, laissant mes mains aller, les laissant me guider et exorciser ce qui me peine et me pèse et que je ne sais pas toujours... oui, même lorsque la douleur est apaisée, voire, oui parfois ça arrive, exorcisée.


Depuis des semaines maintenant, je laisse ce fond de douceur et de gaieté, cet enthousiasme et cette tendresse couler entre mes doigts doucement dans un filet aux couleurs ardentes ou aux teintes pastelles, fleuries mais un peu fanées. Je me ressource à ce flot imaginaire d'avant ou d'après mémoire, au fond, je ne sais à quel puits je m'abreuve... Il fut un temps où ça m'effrayait, mais j'étais comme obligée d'y boire malgré moi, comme il est étrange de ne pas se sentir maîtresse de soi, pauvre mule obligée pourtant d'aller remplir ses cruches à l'abreuvoir.
Je chante lorsque je suis triste et je pleure lorsqu’un souffle de bien être m'envahit, tout est sincère, si sincère pourtant, mais je n'ouvrage pas pour les mots, dans ce sens que je sens bien que je n'ouvrage pas pour être comprise et décryptée. Longtemps, j'ai tissé avec d'autres œuvres d'autres artistes des liens secrets et mystérieux, et puis un jour, un de ces artistes dont le travail m'était si cher, a livré quelques clefs d'interprétation, j'ai vu mes constructions s'effondrer une à une et je me suis promenée au milieu de ses mots et de ses images comme on se promène dans un champ de ruines, un très vaste champ de ruines...
J'ai pleuré beaucoup, mais je ne voulais pas faire mon deuil de son œuvre, alors je me suis remise en cause, j'ai changé de point de vue maintes et maintes fois (toutes les hauteurs de talons de mes chaussures y sont passées), je me suis repromenée encore, et encore, jusqu'à ce qu'enfin j'apprécie à nouveau ses paysages... Pour ce faire, j'ai débarrassé son travail des constructions que j'y avais adjointes, en me demandant cependant : "Avais-je le droit de cultiver ces choses sur ses paysages ?", Là, enfin, je fus à nouveau heureuse de fréquenter son verbe soigné des verrues que j'y avais incrustées...
Les gens, souvent, et je ne déroge pas à la règle, projettent sur les œuvres ce qu'ils veulent ou ce qu'ils peuvent, j'ai passé énormément de temps par le passé à essayer de comprendre pourquoi je créais telle ou telle chose pour pouvoir en discuter avec le public pour qu'il sache à qui, à quoi, à qu'est-ce, il avait à faire, la vérité pourtant c'est que ce n'est pas si important, ce qui importe vraiment c'est que peut-être il y trouvera quelque chose, de façon transitoire ou durable... Pour ma part, je n'ai pas envie de livrer les clefs d'interprétations à qui que ce soit, non pour faire de la rétention, mais pour laisser fleurir moult et moult possibles le cas échéant... De toute façon, la vérité, c'est que même si je le voulais, je ne pourrais pas vraiment : je porte une part de mystère en moi, longtemps ça m'a pesé, aujourd'hui, c'en est fini, ce mystère-là m'aide et me pousse à créer et le monde imaginaire qui m'habite est ma raison d'être et de faire, que je le veuille ou non. Et durant bien longtemps, je ne l'ai pas voulu, je ne m'en sentais pas capable et j'étais comme ces ânes qu'on peut bien rouer de coups en vain, car s'ils estiment qu'ils ne franchiront pas le cap ou qu'ils ne supporteront pas la charge, ils s'abstiendront de faire le moindre pas, les ânes sont ainsi, ils font selon leurs capacités, ils ne sont pas bêtes, ils sont réfléchis, eh oui !

27 mois de petites laines, cette évidence dont je suis profondément tombée amoureuse, cette matière qui me remplit et qui m'éclaire bien qu'elle ne me donne pas accès à la compréhension... Mon doux, mon si doux paradoxe, auquel je laisse tout le temps qui lui sera nécessaire... Saviez-vous que les ânes sont patients ? D'une patience d'ange ?

lundi 9 mars 2015

Rendez-vous en mai

mais je ne dis pas de quelle année ;) Depuis 18 mois, peu ou prou, je tricote trois rangs, la vie m'en détricote deux... qui va lentement... A force d'ajuster ma voilure aux vents, de ramer, je vais finir par accoster, non mais ! Le temps fait s'éloigner ceux qui étaient là pour papillonner, prompt à juger, finalement c'est pas plus mal, la lenteur ;)

Bien sûr, la vie égraine ses mauvaises nouvelles chez les Ochka, mais vous avez assez des vôtres, n'est-ce pas ? Ainsi va la vie, chacun ses petits et gros bobos, petits tracas de santé, des proches qui ne sont pas épargnés, tous, nos morts a enterrer, c'est comme ça.
J'aborde donc la vie avec ma bouée de laine qui coule si on la mouille, dans une mer de froufrous, (l'eau n'est pas trop mon élément).


Ainsi posée dans une mer de soie, je m'invente des bonnes nouvelles, trois fois par jour, vive l'imagine air, pour respirer un peu.

Bises et prenez soin de vous 

jeudi 5 mars 2015

C'est compliqué

Fut une époque où, n'ayant plus rien à perdre, je donnais tout...
Je suis allée vers le public dans cet état d'esprit plus d'une fois dans ma vie... Se manger les critiques déconstructives lorsqu'on est vide, c'est... douloureux, très, et ça ne mène à presque rien. Aujourd'hui, agir encore ainsi me paraîtrait être la pire des bêtises. J'ai morflé en février, par mon métier, je me demandais ce qui pouvait bien se passer, je m'étais vidée à tout donner aux mots... J'ai alors compris que sortir mon livre tel que je l'avais imaginé serait suicidaire. 

J'ai regardé l'amas de fils colorés rassemblés : certes ils forment un tout, mais la vie m'a montré que, remplie, je pouvais faire face à bien des choses mais vidée non... Alors certes, j'ai une oeuvre, mais je ne veux pas la sortir à tout prix.
Je ne le sens pas, je ne dors pas, je sens déjà, mémoire de chat échaudé craignant l'eau froide, que ça ne va pas le faire... 
Je veux dérouler mon travail le plus longtemps possible, il fait partie de mes raisons de vivre, ce n'est aucunement anodin, ce sera donc un fil après l'autre.


Chaque brin sera étoffé dans un seul projet, même si, d'oeuvre en ouvrage, les fils se rencontreront et se noueront quelque part... Je ne vais pas me refaire complètement ! J'ai opté, non pour un univers concentré, mais pour un univers qui pourrait s'étendre, se détendre ? ;)
J'ai longtemps fait dans la concentration car j'ai trop souvent été rabrouée, mise de côté, ce qui à la très longue a colporté l'idée, dans les racines les plus secrètes de mon être, que si j'avais le droit un peu à la parole, à une visibilité, à un peu d'attention, il me fallait tout donner et tout dire... (La meilleure façon d'être prise pour un citron et un con, si je puis vous livrer mon analyse toute personnelle de la chose !).
Fatiguée, j'aurais pu me laisser séduire par l'envie de passer d'un extrême à l'autre, me résoudre à ne pas trop prendre de place, ne plus enquiquiner les autres ou servir les autres, me faire oublier pour avoir la paix, mais je suis du genre à me reformater, pis je suis trop sensible pour faire le grand écart :)

L'éloignement m'a fait considérer qu'il fallait que je prenne les choses à l'envers, pas comme j'aurais l'habitude de les faire. Il me semble que ma nouvelle option est bien plus sage. Oh, je vous rassure, le livre, le premier ne le sera pas trop, sage, il y aura des jeux de mots foireux, un blaireau voire deux, une petite madame de laine et tout un tas de trucs qui seront agréables aux blogueurs qui aimaient mon univers ;)
Je me suis rappelé ce temps où, lycéenne puis étudiante, je cherchais à analyser les textes littéraires. Lorsque l'on ne me filait pas le plan, je trouvais toujours la dernière partie et la conclusion. Remonter à la deuxième et la première pour finir par l'introduction m'était infiniment compliqué... Voilà, j'ai peu ou prou la conclusion, je vais remonter le fil à contre-courant pour être dans le sens du vent. Bref c'est compliqué mais c'est simple, à moins que ce ne soit l'inverse :)

mercredi 25 février 2015

Au ras des violettes

A force de s'entendre dire qu'on est bête, on finit par l'admettre et se poser les seules questions qu'on peut (a priori) se permettre. Aujourd'hui, ce sera : Avec quels talons coudre à petits pas le macadam, des talons bobines ou des talons aiguilles ? 


dimanche 22 février 2015

C'est simple qu'ils disaient, ben qu'ils essayent donc avec mon crâne pour voir...

"WordPress est célèbre pour pouvoir être installé et prêt à publier en 5 minutes ! Voici comment :

Téléchargez et décompressez WordPress si ça n’est pas déjà fait"

Déjà là, voyez-vous, une question m'interroge : peut-on vraiment décompresser WordPress lorsqu'on est soi-même plus tendu qu'une trique ?

"Créez une base de données pour WordPress sur votre serveur Web, de sorte que MySQL ait tous les privilèges en accès et en modification,"

Tous les privilèges ? Eh, oh, ça ferait pas un peu beaucoup ? Faudrait voir à en laisser aux autres, non ? Ah, bon.

"Déposez les fichiers de WordPress à l’emplacement désiré sur votre serveur Web :"

J'ai d'autres désirs, le mot choisi me parait quelque peu incongru, mais je vais faire abstraction (ça m'aidera sans doute à mieux appréhender la suite).

"Si vous souhaitez placer WordPress à la racine de votre domaine (par exemple http://www.example.com/),"

Rho pinaise, j'ai un domaine ! Même qu'il est enraciné dites donc ! Mais l'est-il suffisamment ou faut-il que je le jardine encore un peu pour lui laisser le maximum de chance de résister aux tempêtes ?

"déplacez ou téléchargez tout le contenu du répertoire WordPress décompressé (en excluant le répertoire lui-même) dans le répertoire racine de votre serveur Web".

Ah, ouais, c'est simple en effet, pis réussir à être décompressé en s'excluant une partie de soi, c'est trop fort, mais quand même, je me demande, ça a un rapport avec la trinité ? ça me parait aussi obscur à moi que dieu qui est lui même et son fils et qui donc se suicide pour se rejoindre et en finir nan parce qu'être enfanté par sa mère (normal) en étant son propre père (ce qui ne m'a jamais paru très propre à moi, mais bon ) ça pousse au crime... Capillotracté ? Je ne trouve pas, les lois de l'informatique sont aussi, voire plus impénétrables, que celles du seigneur, ça tient plutôt bien la comparaison moussaillon ! Oui, je t'embarque dans ma galère, t'es content, hein ? Allez, rame donc un peu pour comprendre ce qui se trame dans ma cervelle.... Il est formellement interdit d'écrire ce genre de choses par les temps qui courent (à leur perte, je ne vois que ça), je me plie donc à la censure ;)

"Si vous souhaitez placer votre installation de WordPress dans un sous-répertoire de votre site Web (par exemple http//www.example.com/blog/),"

Euh, j'ai d'autres souhaits en fait et j'ai même pas éternué qui plus est...

"renommez le répertoire wordpress avec le nom que vous avez choisi pour le sous-répertoire et déplacez ou téléchargez-le vers votre serveur Web."

Deux minutes, papillon ! Je savais même pas que je devais donner un petit nom à un sous-répertoire que j'aurais choisi ? Z'êtes sûr ? Mais quand ? Pis, c'est que c'est important le choix d'un nom, s'il est mal choisi, le pauvre sous-répertoire va se faire secouer les puces (Ah, ça y est ! je commence à voir le rapport avec ce que je sais de l'informatique !) dans la cour de récréation ! Déjà que de sous-répertoire à sous-merde, y'a qu'un mot... Et que qui plus est, il sera juste un prête-nom dans la vie, si j'ai tout bien compris... Je pense que c'est une décision qu'il faut prendre très au sérieux et mérite VRAIMENT réflexion.

"Par exemple, "

Oui, prenons donc un exemple, c'est toujours plus simple avec un exemple...

"si vous voulez que votre installation de WordPress soit présente dans le sous-répertoire appelé « blog », vous devez renommer le répertoire appelé « wordpress » en « blog » et le télécharger dans le répertoire racine de votre serveur Web."

Euh, je veux ça moi ? Bon, y'a le mot blog... c'est déjà ça !

"Lancer le script d’installation en ouvrant l’adresse de WordPress dans votre navigateur Web préféré.
Suivez les instructions de l’installateur, et validez.
Et voilà ! WordPress devrait à présent être installé."

Il a l'air tellement convaincu... que pour un peu j'y croirais ! Bon, ben parait qu'il y a plus qu'à... En tous cas ça donne envie ! hum, hum... Le mot script, tout de même, c'est du cinéma ? C'est ça ? 

"WordPress est célèbre pour pouvoir être installé et prêt à publier en 5 minutes ! Voici comment :

Téléchargez et décompressez WordPress si ça n’est pas déjà fait"

Bon mes amis blogueurs, je vous aime bien mais j'ai la flemme, en fait... Pis c'est dimanche !

lundi 2 février 2015

Aujourd'hui, les blairOchka...

...feront sa fête au réveil...


C'est bien normal, en ce jour de chant de l'heure, n'est-ce pas ?
Les petits blaireaux de laine grands comme ça détestent qu'on les sonne...
Ils préfèrent aller à leur rythme, d'un train tranquille d'escargot, rêvasser, prendre le temps de regarder les étoiles, défiler les nuages, conter fleurette aux pâquerettes, écouter le chant des oiseaux ou celui du liseron, boire la rosée perlant au fond des feuilles d'alchémille, repasser les jupes chiffonnées des pavots et coquelicots... Alors ils sèmeront, aujourd'hui, la pagaille dans les horloges, ainsi qu'il se doit !

samedi 31 janvier 2015

Pour ne VRAIMENT pas être en retard...

...vu que l'an dernier on commençait à m'en parler dès fin juillet, je me suis dit que fin janvier ce serait pas trop tôt, hein ?
J'ai donc décidé de vous causer de Noël !
Ben quoi ? 
Chez les Ochka, Mama réinvente la chose depuis quelques années pour la mettre au diapason de ses rites... Voici donc une photo de la fameuse babouche de Noël qui existe en mâle et femelle, elle est ici en papier mâché (on fait avec ce qu'on a, et puis Mama Ochka était allée dans un chant ou un champ (elle me l'a dit à l'oral et comme elle se promène vraiment partout...) pour aller peler un bouc à l'économe mais le bougre n'a pas voulu se laisser faire, y'en a vraiment je vous jure, ils exagèrent !). Alors, le plus difficile, c'est de faire sentir des pieds les pantoufles orientales en papier mâché (d'où l'idée du bouc) car, pour attirer le père Noël, il faut ce qu'il faut ! Il aime ce qui pue, en doutiez vous ? Mais pour être bien sur qu'il ne viendra pas mettre son vilain nez de prêtre du consumériste dans ses petites affaires, Mama Ochka a parfumé ses babouches à l'ambre et au néroli.... 
Voici donc la babouche femelle, brute de fonderie... Au fond, il y a un aperçu du modèle mâle, qui n'est pas non plus en peau de chèvre.


lundi 26 janvier 2015

bis repetita

Mon dernier article avait disparu de ce p..... (plaisant) blog et le revoilu par la grâce de ma toute chère Cécile... Oh, punaise, j'ai demandé un truc et je l'ai eu !!

Ames-glands...

Oui, je sais, on dit âmes-sœurs mais je ne sais pas, la première pensée qui me vient, quand on me cause d'âmes-sœurs, c'est l'inceste, c'est comme ça !
De toutes façons, c'est un concept qui me dépasse, voilà pourquoi je l'ai fichu dans mon cabinet de curiosités, me rappelant d'une époque où, pour prouver que les dragons existât (ratata), on collait des ailes de chauve-souris à un lézard empaillé.


Alors, après avoir inventé la chose, je vais inventer le texte.
Si l'amour est un cerisier (dixit Prévert), admettons qu'une fois tout les mille ans, cet arbre pond un genre de gland gémellaire... Des cerises, toujours des cerises, faut comprendre qu'il en à marre !
Fruit qui, bien évidemment, donnera naissance à deux êtres embryonnaires qui pousseraient leeeeeeeeeentement... Ils passeront trois à quatre siècles  pétris de doutes, chacun dans leur tronc, à se poser des questions existentielles, pour lesquelles ils auront des réponses pour le moins originales, pour le plus farfelues. Puis, par un beau jour de sève montante, tout à coup, leurs branches finiront pas se toucher et se rencontrer... Ou alors ce sera par un jour de sève descendante que leurs racines se toucheront... On peut pas savoir, personne ne vit assez longtemps pour avoir les yeux qui voient sous terre.

jeudi 15 janvier 2015

Ne sabrons pas le jugement, sablons le...

Avec les blairOchkas, nous avons tenu une conférence au ras des pâquerettes à l'atelier perché (exercice de gymnastique basé sur l'idée qu'en rapprochant les hauts et les bas, on est moins blessés par les dents de scie de la vie, parfois ça permet même d'être scié de rire, mais faut chausser des lunettes espéciales qui permettent de mettre les choses à une distance risible), puis nous sommes descendus dans la cuisine pour mettre en exergue notre idée, nous aurions voulu faire de la métaphysique ou de la pataphysique, voire de la métapataphysique, mais nous nous sommes vite ravisés, en tant que bête en poils de bête à manger du foin (oui, ils m'ont largement reconnue comme l'une des leurs) nous ne pourrions jamais faire croire que nous saurions faire autre chose que du pataquès. Les blaireaux, c'est bête comme des pieds ! (Bien sûr, si on regarde un peu comme Prévert*, ça change tout, mais bon...).

Les blairOchkas avaient tout d'abord envisagé de causer du raisonnement, s'appuyant sur l'idée qu'une idée ou un concept correspondait métaphoriquement à un arbre plusieurs fois centenaire (voire même plus vieux... Mais un blaireau ! Comment que ça pourrait envisager pareille chose ?). Un très vieil arbre, donc, avec toutes ses racines, ses branches, le nid dans les branches, les insectes qui rampent et volent autour de lui et le lichen aussi, peut-être qu'il y aurait eu une chouette dans un creux du tronc. Les blaireaux rassemblés pensaient même aux racines et branchages emmêlés d'arbres d'une même forêt qui le touchaient (les autres idées)).
Mais qui ? Oui, qui aurait pu admettre qu'un blaireau, même à plusieurs, puisse envisager un truc pareil,  sérieux ? Presque personne. Voilà pourquoi, ils ont décidé, plutôt que de dessiner une forêt ou seulement l'arbre qui cache la forêt, de faire de la pâte à sablés ! 
L'un d'eux a crié gaiement : "Sablons le raisonnement !"
Je fus donc chargée d'étaler la pâte avec un gros rouleau-compresseur à pâtisserie, aidée d'Aimé, de l'emporte-piécer et de ne surtout pas faire dans le détail...


(Alors pour un meilleur son et une meilleure image, vous pouvez allez sur ma page FaceBook où là, y'a un bouton HD en bas à droite,  il suffit de cliquer sur Pataquès, pour s'y rendre ! Eh oui !)

Là, tranquilles, le ventre repus, après une bonne fournée de petits sablés, nous avons vaqué à nos divagations habituelles...
Eux, je ne sais pas, je les ai laissés là, tandis que j'étais partie faire le lamantin quelque part entre la terre et pluton dans une mer lunaire, loin, très loin des marins pintés comme des coings qui auraient pu s'y méprendre et m'envisager comme une sirène ! Alors que l'eau c'est même pas mon élément !


*"Je ne faisais rien
C'est-à-dire rien de sérieux
Quelque fois le matin
Je poussais des cris d'animaux
Je gueulais comme un âne
De toutes mes forces
Et cela me faisait plaisir
Et puis je jouais avec mes pieds
C'est très intelligent les pieds
Ils vous emmènent très loin
Quand vous voulez aller très loin
Et puis quand vous ne voulez pas sortir
Ils restent là ils vous tiennent compagnie
Et quand il y a de la musique ils dansent
On ne peut pas danser sans eux
Il faut être bête comme l'homme l'est souvent
Pour dire des choses aussi bêtes
Que bête comme ses pieds"
Extrait de dans ma maison, de Prévert donc.