Marie Ochka, artiste, feutrière. Tous droits réservés http://marieochka.fr/ "Quitte, en prenant la fuite, les injustices du sort si tu ne peux les supporter" Cicéron

jeudi 18 juin 2015

Tu reprends le blog ?


Je ne sais pas encore...
Depuis quelques semaines, voire quelques mois, je fais un point, je range, je trie mes idées, mes affections, mes sensations. J'analyse ce qui m'encombre et m'enquiquine, je caresse les moments où je me sens sereine et apaisée, ceux où je me sens à ma place et j'alpague tous ceux qui me font devenir chèvre avec moins de, voire aucune, compréhension ou compassion (la compassion, sentiment petit bourgeois qui consiste, comme le chantait si bien Brel, à tricoter en vert caca d'oie pour reconnaître le dimanche à la grand-messe ses pauvres à soi). J'apprends à répondre aux questions SI JE VEUX (ce serait surtout comme je veux, quitte à pousser le bouchon un peu loin, pourquoi mesurerais-je mes propos et me poserais-je pour prendre du recul, au vu des conneries qu'on peut me pondre en privé sur mon travail ? (Et pourquoi en privé ?). Je ne vois pas. Il y a une chose qui a changé avec certitude : je ne veux plus me montrer au plus près de ce que je suis à l'instant T, aux autres de faire le tri, j'ai renoncé, car mon plus gros travers ces dix dernières années, fut de répondre à tant et trop de questions avec, certes, la sincérité parfois partielle et transitoire du moment. Oh, si je l'ai fait, c'est que, naïve, je rêvais de rencontres sincères et profondes, faites d'affinités et d'attentions, de particularités et de complicités, de celles que l'on porte en son cœur à vie et ensuite encore lorsque l'autre est mort. De vraies affections, en somme. I y en a eu mais trop rares pour que j'en mesure la richesse à l'heure des instigations et critiques déconstructives.
Peut-être que la sincérité conduit le plus souvent à la désaffection, allez savoir, moi, je sais de moins en moins de choses... et je commence à trouver le brouillard plutôt confortable. Voilà pourquoi, pour la clarté et la cohérence, faudra repasser ou passer son chemin : ce sont deux choses auxquelles je ne veux plus consacrer trop de temps. De toute façon, je suis bâtie sur des sables mouvants alors faut avouer qu'être tout à fait et complètement sincère, je ne peux pas vraiment.
Quant à me fiche mal à l'aise pour répondre à des questions qui ne regardent pas les autres et ce, oui, même si je suis artiste, j'ai décidé que ça suffire-non-mais car je ne vois pas pourquoi créer et fiche le fruit de mon travail sur la place publique me priverait d'une certaine forme d'intimité. Non, je ne vois pas. Oui, je sais, les autobiographies pour soi-disant mieux comprendre le travail des artistes... A la fac, j'ai étudié Don Juan dans la littérature, une année durant, ben oui, c'est comme ça (j'ai pas vraiment eu le choix). La seule chose que je garde en mémoire de cette époque, c'est une étude, texte à l'appui, qui expliquait que Don Juan était un éjaculateur précoce, je vous jure que c'était convaincant et j'ai compris ce jour-là que, pour peu qu'on manipule les mots et les idées finement, on pouvait affirmer qu'un texte pouvait vouloir dire tout et n'importe quoi (et n'importe quoi, c'est vachement mieux des fois, sourire).

M'enfin, pour l'heure, la SEULE question importante semble être les vacances. Et dans ce domaine-là, avec un imaginaire comme le mien, c'est toujours moi qui voyage dans les plus chouettes endroits ! Et en parlant d'incohérences et de vacances, je vais prendre quelques semaines ou plus si affinités, pour jouer les mamies qui font du macramé (sans faire de macramé) pour voir (ou pas)... (oui, après ce que j'ai écrit hier, et alors ? Sourire).
De logique ? Cherchez plus, y'en aura pas (ou alors ce serait tout à fait indépendant de ma volonté), enfin pas en blog en tous cas, si blog il y aura...

4 commentaires:

  1. Alors bonnes vacances au pays de ton imaginaire ! Tu ne vas pas t'ennuyer, je sens ça !!! Ressource-toi bien, bien chère Marie Ochka !
    Des bises papillons aux senteurs de tilleul (cela embaume en ce moment !) ♥

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    1. Merci MAP ! Je vais faire de petites incursions dans quelques autres imaginaires, un genre de vacances hybrides, histoire de me dépayser de mes paysages inventés
      Bises colorées, ici c'est toujours parfums de roses et gelée de groseilles.

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  2. Rooo mais voilà que je rate des billets. C'est pas sérieux ça ;) je pédale à côté du vélo.
    Belles vacances vagabondes ;)

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    1. A pédaler dans la semoule, tu me donnes envie de couscous. Sourire gentil, si t'étais pas si loin on pourrait pédaler de concert (en plus ce serait fort à propos, parait que c'est la fête de la musique).
      Merci, ma foi, je buzille en vacances, je caresse des épines, je fais provisions d'os, de brassées d'épines et de pépins, je gèle en confiture, je lis en saule majeur et marsault, mime donc... J'observe le jardin par le menu (A table), le détail et le minuscule (j'ai vu une cétoine, aux ailes mordorées, grand comme ça, ici, c'est la première fois que je vois ça, on l'appelle aussi hanneton des roses, MAGNIFIQUE, il a fait son trou dans l'humus tout beau tout neuf sorti du composteur... ça c'est du souvenir de vacances hors norme ! Non j'ai pas pris de photos, pour une soirée diapo, j'ai gravé ma mémoire. Sourire

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