Marie Ochka, artiste, feutrière. Tous droits réservés http://marieochka.fr/ "Quitte, en prenant la fuite, les injustices du sort si tu ne peux les supporter" Cicéron

mercredi 27 août 2014

Dans la série, les Blaireaux de A à Z, cette semaine, le C

Cécile, la cédille, elle s'en balance... De la balançoire ? Elle n'en fait jamais...


...elle préfère l'escarpolette !

lundi 25 août 2014

Dans la série, je me raconte des histoires...

...je sors de ma valise, sirène et coquecigrue.


Voilà, je retourne à mon ablaicédaire, je vous ai ouvert ma valise à histoires (Zoé), pour vous faire patienter... J'étais occupée ailleurs, à d'autres choses, moins drôles, égaillées par une ballade à Mons. Le paparaZozo qui m'accompagne vous a rapporté ce joli cliché de notre escapade...




vendredi 22 août 2014

Les mots...

J'ai un nouveau dictionnaire, tous les sept ans j'en change, je troque un nouveau petit Robert de la langue française pour un autre nouveau petit Robert. Je m'étonne à chaque fois que ce soit écrit "nouveau" sur la couverture... Oui, je suis impressionnable comme fille :)
Si je n'aime pas particulièrement l'orthographe (les fautes me paraissent plus intéressantes, comme une clef qui ouvrirait la porte vers une forme de poésie. Avoir l'aire bête, par exemple, ça vous hérisse le poil, peut-être, moi je me demande si la somme du carré des côtés de l'hypothalamus voire de l'hippopotalamus de la personne en question est égale au carré de sa face cachée ou de sa coiffure si elle revient de chez le coiffeur). J'aime les mots, dès que j'ai su lire, j'ai eu une espèce de frénésie boulimique pour leur... musique ? Je ne sais, j'aimais leur silence. La parole m'était douloureuse, le mot écrit une douceur.
Je me souviens que je lisais tout ce qui me tombait sous les yeux, étiquettes de produits alimentaires ou ménagers, lettres des plaques d'immatriculation (ce que je fais toujours d'ailleurs), je poussais même le vice, car à ce stade c'est un vice, jusqu'à m'enfermer dans les toilettes pour ouvrir l'armoire à pharmacie et lire les notices des médicaments...
D'ailleurs et bizarrement le mot posologie me fait presque l'effet d'un mot tendre. 
Comprendre ce que je lisais ? Je m'en moquais, je voulais déchiffrer les mots, tous les mots, j'avais faim d'eux.
J'avais oublié ce détail de mon enfance, mais depuis quelques temps j'y pense souvent. Pourquoi ? Je n'en sais rien, mais lorsque l'idée revient avec une certaine récurrence, j'y prête attention. Je pense souvent à ce rapport intime et profond que j'entretiens avec les mots et qui remonte à très tôt. Pourtant je les ai écrit tard, mes mot, ceux qui encrés en moi se couchaient sur le papier au besoin, pas à l'envie. J'aurais voulu écrire pour de rire, pour le plaisir, j'ai écrit pour ne pas mourir. Longtemps, le fil de ma vie tenait à cette trace noire ou grise qui sinuait sur le papier. Mes mots ont acquis une gravité, une profondeur que je suis sans doute la seule à percevoir comme telle (on me perçoit volontiers futile, c'est comme ça) peut-être, sans doute parce que je ne peux pas l'expliquer, encore moins me l'expliquer. Ce que je sais vraiment, c'est que j'ai un rapport affectif réel et particulier avec le mot écorce par exemple, que le mot grillage me fait l'effet d'une punition.
Les mots ont leur(s) sens révélé(s), celui ou ceux dégoté(s) dans le dictionnaire et puis les autres, ceux donnés au hasard de sa propre vie (qui peut être sale aussi, ce n'est pas antinomique), en fonction de son histoire, de l'affectif, des rapports entretenus avec tel ou tel mot.
Non, les mots ne disent pas tout, "silence" par exemple, ça ne dit rien du tout, il y a même des mots qui mentent, on (et chacun sait avec quoi ça rime) dit la pie bavarde par exemple, mais j'ai eu beau regarder le dictionnaire, à l’affût devant le nom de l'oiseau, jamais il n'a parlé, muet comme une tombe (qui dit tout de même son épitaphe).
Je me suis sentie un peu insultée par le silence de la pie, alors j'ai arrêter de la regarder et je suis passée à un autre mot : "turlupiner" qui est mon mot préféré (oui, avant posologie !), surtout dans les blancs, cet espace vierge où l'on peut inventer tout et n'importe quoi (bon, d'accord, surtout n'importe quoi), car dans les blancs, lorsque ça vous turlupine, c'est que vous avez un plaisant joueur de pipeau italien qui vous souffle des âneries dans le crâne... Ah ça, "turlupiner" ce n'est pas un mot muet !
Et il vous mène, boussole en tête, à "fariboles" qui est un mot que j'adore s'il ne vient pas ternir l'amitié. Parfois on me parle lecture et on me cause fil du récit. Je lis, je lis beaucoup, pourtant je trouve ça étrange, ce fameux fil du roman, la vie ne se déroule pas ainsi, elle prend petit à petit le sens qu'on lui donne (pour peu qu'on veuille lui donner un sens, bien sûr). En la regardant avec naturel, on voit (oui, je rime aussi avec ça) les événements s’enchaîner, souvent en dépit de toute logique, quelque part entre l'absurde (qui fait assez souvent bien les choses) et le cynisme (qui sert de jauge, pour évaluer les tesselles de bonheur qui jalonnent nos vies).

Si tu as lu (oui, je te tutoies, je crois que tu seras pas nombreux) jusqu'ici, je te fais une bise sur le bout de ton petit nez, oui, même s'il est grand ou gros et s'il est biscornu, je t'en fais deux !).

mercredi 20 août 2014

Des fois, je m'invente des histoires...

Alors dans ma valise de voyageuse immobile, il y a deux oiselles et un oiseau mal emplumés, ils n'ont pas le beau rôle, eh non.


mardi 19 août 2014

Entrouvrir la valise d'une voyageuse immobile

Ce matin, j'ai posé sur mon secrétaire, une de mes vieilles valises... Elle contient, ce que j'avais appelé mon petit théâtre en laine feutré...


Au risque de dénoter au milieu de ces gens qui râlent parce que les vacances sont terminées (la belle affaire, c'est pas comme si des mioches mourraient mutilés par la connerie de leurs aînés quelque part dans le monde, n'est-ce pas ? Oui, ça m'énerve un tantinet ce genre de râlages, mais bon...), je vais être contente de déplier mes bagages et d'y retrouver les souvenirs d'un de mes voyages imaginaires.
En fait, j'ai de la chance, beaucoup, trop sans doute : le miroir de ma psyché intime est brisé, alors au lieu de regarder les choses telles quelles sont, je les vois de façon kaléidoscopique et parcellaire, je trouve toujours un détail dans lequel je m'engouffre pour le dilater. Beaucoup de personnes ne peuvent voir le monde que tel qu'il est : j'en conviens tel qu'il est, il est trop laid.
Qui plus est, c'est indécent, je sais, mon imaginaire est un vrai cocon où je peux me requinquer en solitaire, j'y pratique un peu d'alchimie : des kilos de plomb de la vie et après des heures et des heures de métamorphoses, je finis par donner corps à une paillette d'or ou d'argent qui se met à danser devant mes yeux. Et non, je parle pas de pognon là.

jeudi 14 août 2014

Dans la série : "Les blaireaux de A à Z mais dans le désordre" cette semaine, donnez moi un I

Le I, c'est la lettre du roi des blaireaux, Ignace, le roi des imbécileZheureux* donc, le voici avec sceptre (oui un rasoir, compagnon indispensable du blaireau, non ? Ah bon !) et couronne. Pas une couronne, un bonnet d'âne ? Mais vous plaisantez j'espère, l'âne est le plus fabuleux des animaux : il obéit si il veut, quand il le veut, en voilà une marque d'intelligence ! Non ? Pourtant, il n'est pas du genre à remplir un train pour l'abattoir juste parce que son "supérieur" le lui demande ! La feutrière trouve ça fort intelligent !). Très grand le bonnet d'âne, pour qu'il ne voit ni n'entende rien. Ainsi, il prend ses décisions en son âme et conscience. Il éclaire ensuite de ses idées lumineuses le I, qui est le phare de l'alphabet...


Petit rappel de la philosophie blairOchkaïenne : "Puisque seuls les imbéciles sont heureux, alors soyons imbéciles, mais avec intelligence !"

PS : Inutile de vous dire que je m'éclate avec ce projet, vous l'aurez devinez ;)

lundi 11 août 2014

Dans mes tiroirs à histoires dormait celle de la blairelle au p'tit pois... (Ou lorsque la feutrière se raconte des histoires et joue aux osselets avec Hans C. Andersen).

Bien sûr, je me suis dit, c'est longuet pour un article de blog, mais tant pis, je la partage aujourd'hui. Un gramme de douceur et d’imbécillité heureuse, ça ne peut que faire du bien, après tout !

La blairelle au petit pois



Il était une fois un petit blaireau qui voulait épouser une blairelle, mais une vraie blairelle. Il fit le tour de la Terre pour en trouver une mais il y avait toujours quelque chose qui clochait ; des blairelles, il n'en manquait pas, mais étaient-elles de vraies blairelles ? C'était difficile à apprécier ; toujours une chose ou l'autre ne lui semblait pas cadrer. Il rentra chez lui tout triste, il aurait tant voulu rencontrer une véritable blairelle.
Un matin, par un temps magnifique, ciel radieux et soleil tout pimpant, on creusa un trou au dessus de son terrier et petit blaireau courut pour voir ce qui se passait. C'était une blairelle qui était là, dehors. Mais grands dieux ! de quoi avait-elle l'air, une tiare façon princesse-je-me-la-pète sur la tête, étincelante dans ce soleil rayonnant !  Mieux gaulée que le plus noble des baobabs, un petit pois vert et joufflu à la main et elle prétendait être une véritable blairelle !
- Mais ça ne va pas ? Vous creusez un trou dans le plafond de ma maison !
- C’est pour mon petit pois. Je l’avais dans la tête et un jour j’ai éternué trop fort, il est sorti tout net ! Fatiguée de le garder, je voulais l’enterrer là et m’endormir dessus pour le couver !
Couver un petit pois, voilà une idée saugrenue, si saugrenue qu’elle aurait bien pu sortir de la cervelle d’une vraie blairelle… Et si, malgré son port altier, c’en était une après tout… mais comment vérifier ? C’est là qu’il se souvint qu’une blairelle bien fatiguée dormirait n’importe où même sur un tas de cailloux, apte à transformer la réalité la plus poisseuse en merveille pour l’esprit ou pour les yeux et même parfois pour les deux.
Il eut alors l’idée de lui coudre un matelas sur mesure. Percher sur une bobine pour ce projet haute couture, il joua les vaillants petits tailleurs avec l’aiguille de la souris de Gloucester… Il le remplit de vieux pois desséchés, ridés, fort laids en vérité, inconfortable à souhait…
La blairelle ne se fit pas prier pour s’y coucher, son petit pois bien serré au creux de ses bras.
Au matin, il lui demanda comment elle avait dormi :
- Comme une chenille dans sa chrysalide. Je ne sais en quoi était ce matelas mais j’ai eu l’impression de dormir dans un cocon, doux, chaleureux, c’était merveilleux…
Et pour cause : son petit pois avait germé, enserrant la blairelle tendrement dans une cosse feutrée après avoir mis ses graines de côté…
Alors il reconnut que c'était une vraie blairelle puisqu’elle avait changé le pire des matelas en nid douillet.

Le blaireau lui offrit le gîte et le couvert et les petits pois furent cultivés aux petits oignons dans un joli potager où germèrent des tas de merveilles. Ils eurent un fils qu’ils prénommèrent Jack, le fameux Jack et son petit pois magique, mais ça c’est une autre histoire.

dimanche 10 août 2014

Les blaireaux commencent à avoir quelques lettres...

Oui, surtout des consonnes...


Donnez moi un H, donnez moi un T, donnez moi un D, donnez moi un C. Oui, je sais, je suis grave. Bon, c'est pas tout ça mais j'ai égaré ma cédille alors je file en refaire une comme ça je retrouverai l'autre : logique Ochkaïenne.

vendredi 8 août 2014

Incursion dans mon atelier sous les toits

FredOchka est venu faire une incursion sans mon antre de création... Je travaillais au D, comme dormir, je me demande bien pourquoi...
Alors, voici les mains de la tripatouilleuse de matières à la colle avec du carton et Robert :


Et là, posé sur le kraft gommé, le charmant blaireau qui dort à ma place (mon acouphène m'ayant catapultée hors du lit à quatre heures du matin ! Le rustre ! Même le coq de mes adorables voisins ne chante pas si tôt ! Il faut bien qu'on se repose pour moi. Oui, le blaireau de laine et très serviable).


Bon, sur ce, je retourne câliner le déshumidificateur, il fait un fabuleux bruit blanc... Avant il m'énervait, comme quoi, on change... Ensuite, je retournerai peut-être me poser devant le four pour regarder pousser quelques madeleines, en écoutant le bruit de la chaleur ventilée... Avant il m'énervait, comme quoi, on change... Des mœurs bizarres, moi ? Vous croyez ?



mercredi 6 août 2014

Les blaireaux de A à Z (mais dans le désordre, ça va de soi, non ? Ah bon !) Les coulisses de l'ablaicédaire et de la première lettre

Alors, j'ai commencé par faire une boite à photographier les blaireaux en carton plume, une base, je recouvrirai les murs du décor selon le projet (Oui, je pense que les blaireaux et moi on a un looooooooooooooong avenir devant nous, alors le studio à photographier les blaireaux (mince j'ai une pièce de plus chez moi, dites donc !) servira pour d'autres idées que je jardine en esprit et en secret...) 
Là, j'ai choisi comme "papier peint" du carton récupéré, dont un très vieux, le "très fragile", dégoté au fond d'un cadre chiné en broc'. Il me semble qu'il a trouvé SA place. Au sol, des pages d'un dictionnaire de 1948, il faut toujours s'appuyer sur un ainé, chiné lui aussi, UN euro, oui, quand il s'agit de mon petit art, je ne regarde pas à la dépense ! Je vais rajouter quelques cubes et les lettres A et Z peintes en rouge mais comme le dit si bien l'adage : "Pétaouchnok ne s'est pas fait en un jour".
Bon trève de bavardages, voici, ah ben quand même !, la première lettre, la lettre O, oh ! 
J'ai griffonné au bouillon un plonger dans l'O, je vais étayer tout ça, car j'imagine déjà la blairelle plonger là où il y a pied (vous voyez bien qu'elle est au pied de la lettre O et pas sur sa tête (ah, mais oui, dès qu'il y a des pieds, il y a une tête, pour les vers de la poésie par exemple, la tête des pieds, c'est celle du poète et pour le verre à pied, c'est la tête du buveur)), avec une bouée, pour plus de sûreté.

Elle s'appelle Olga (Olga Ochka ça sonne beau, je trouve)