Marie Ochka, artiste, feutrière. Tous droits réservés http://marieochka.fr/ "Quitte, en prenant la fuite, les injustices du sort si tu ne peux les supporter" Cicéron

dimanche 10 août 2014

Les blaireaux commencent à avoir quelques lettres...

Oui, surtout des consonnes...


Donnez moi un H, donnez moi un T, donnez moi un D, donnez moi un C. Oui, je sais, je suis grave. Bon, c'est pas tout ça mais j'ai égaré ma cédille alors je file en refaire une comme ça je retrouverai l'autre : logique Ochkaïenne.

vendredi 8 août 2014

Incursion dans mon atelier sous les toits

FredOchka est venu faire une incursion sans mon antre de création... Je travaillais au D, comme dormir, je me demande bien pourquoi...
Alors, voici les mains de la tripatouilleuse de matières à la colle avec du carton et Robert :


Et là, posé sur le kraft gommé, le charmant blaireau qui dort à ma place (mon acouphène m'ayant catapultée hors du lit à quatre heures du matin ! Le rustre ! Même le coq de mes adorables voisins ne chante pas si tôt ! Il faut bien qu'on se repose pour moi. Oui, le blaireau de laine et très serviable).


Bon, sur ce, je retourne câliner le déshumidificateur, il fait un fabuleux bruit blanc... Avant il m'énervait, comme quoi, on change... Ensuite, je retournerai peut-être me poser devant le four pour regarder pousser quelques madeleines, en écoutant le bruit de la chaleur ventilée... Avant il m'énervait, comme quoi, on change... Des mœurs bizarres, moi ? Vous croyez ?



mercredi 6 août 2014

Les blaireaux de A à Z (mais dans le désordre, ça va de soi, non ? Ah bon !) Les coulisses de l'ablaicédaire et de la première lettre

Alors, j'ai commencé par faire une boite à photographier les blaireaux en carton plume, une base, je recouvrirai les murs du décor selon le projet (Oui, je pense que les blaireaux et moi on a un looooooooooooooong avenir devant nous, alors le studio à photographier les blaireaux (mince j'ai une pièce de plus chez moi, dites donc !) servira pour d'autres idées que je jardine en esprit et en secret...) 
Là, j'ai choisi comme "papier peint" du carton récupéré, dont un très vieux, le "très fragile", dégoté au fond d'un cadre chiné en broc'. Il me semble qu'il a trouvé SA place. Au sol, des pages d'un dictionnaire de 1948, il faut toujours s'appuyer sur un ainé, chiné lui aussi, UN euro, oui, quand il s'agit de mon petit art, je ne regarde pas à la dépense ! Je vais rajouter quelques cubes et les lettres A et Z peintes en rouge mais comme le dit si bien l'adage : "Pétaouchnok ne s'est pas fait en un jour".
Bon trève de bavardages, voici, ah ben quand même !, la première lettre, la lettre O, oh ! 
J'ai griffonné au bouillon un plonger dans l'O, je vais étayer tout ça, car j'imagine déjà la blairelle plonger là où il y a pied (vous voyez bien qu'elle est au pied de la lettre O et pas sur sa tête (ah, mais oui, dès qu'il y a des pieds, il y a une tête, pour les vers de la poésie par exemple, la tête des pieds, c'est celle du poète et pour le verre à pied, c'est la tête du buveur)), avec une bouée, pour plus de sûreté.

Elle s'appelle Olga (Olga Ochka ça sonne beau, je trouve) 


vendredi 1 août 2014

Visite d'un émissaire


Un blaireau est venu me voir l'autre jour, pour jouer les émissaires, il a commencé par me préciser qu'il ne sentait pas le bouc avant de plaider la cause des siens. Lui et ses comparses voulaient sortir de leur éternation (à ne pas confondre avec l'éternité qui est assez surfaite et d'un ennui mortel (sauf qu'on est déjà mort et qu'il n'y a pas d'issue, donc)!), ils en avaient assez de paresser, préféreraient retrouver les étagères de ma bibliothèque pour y acquérir quelques lettres. C'est là que je leur ai demandé s'ils n'en voulaient pas plutôt (mais plus tard) des sur mesure...


Affaire à suivre...

vendredi 11 juillet 2014

S'éloigner pour mieux revenir


Parfois il faut s'éloigner de ce qu'on aime pour mieux y revenir, j'avais abandonné ma plume dans le long réceptacle en verre posé sur mon secrétaire. J'essayais de me sevrer des mots, c'est violent de changer de schéma.
Ma plume fut toute à la fois désœuvrée par cette abstinence et soulagée : il y a longtemps qu'elle ne supportait plus d'être ce scalpel s'insinuant dans mon âme pour aller curer d'anciennes plaies si mal cicatrisées. Elle voulait être légère comme ces duvets qui servent à faire les nids douillets, elle voulait changer sa nature même, être l'instrument d'autre chose...

Elle avait commencé doucement, tout doucement, avec quelques haïkus...